Démence précoce: l'alcool premier facteur de risque

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La rédaction de FranceSoir.fr
Publié le 21 février 2018 - 18:03
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L'alcoolisme multiplie les risques de démence précoce.
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Selon une étude française dévoilée mardi, une consommation d'alcool excessive et habituelle multiplierait par trois les risques de démence précoce. Les dommages au cerveau seraient par ailleurs irréversibles.

Une consommation excessive d'alcool multiplierait par trois les risques de développer une démence précoce, selon une étude française publiée mardi 20 dansThe Lancet Public Health. Des chiffres qui en feraient le premier facteur aggravant devant le tabac ou l'hypertension.

La démence est dite précoce lorsqu'elle concerne les individus âgés de moins de 65 ans et frapperait plus de 4 millions de personnes dans le monde selon les chiffres de l'Organisation mondiale de la santé (OMS).

Quant à la consommation "excessive", elle est définie comme au moins six verres par jour pour un homme et quatre pour une femme.

L'impact d'une consommation importante d'alcool sur le cerveau et notamment sur la démence était jusque-là mal connu car les personnes alcooliques sont en générale peu enclines à participer à des études. Les chercheurs se sont donc basés sur le Programme de Médicalisation des Systèmes d'Information qui renseigne toutes les causes d'hospitalisation.

Lire aussi: Boire de l'alcool avec modération serait bon pour la mémoire

Ils ont ainsi pu isoler 57.000 cas de démence précoce desquels ils ont soustrait ceux dus à une pathologie identifiée. Parmi les patients restants, ils ont noté que dans 39% des cas, les dommages cérébraux causes de cette démence étaient directement imputables à l'alcool et que dans 18% des cas, ces problèmes étaient accompagnés d'une importante consommation. L'alcool serait donc impliquée dans plus de la moitié des cas (57%) de démence précoce lorsqu'aucune pathologie identifiée n'en est à l'origine.

Les auteurs de l'étude avancent également que le fait de mettre fin à une consommation trop importante d'alcool ne permet pas pour autant au cerveau de se régénérer. Les dommages déjà subis seraient donc irréversibles.

L'étude se base sur un échantillon de personnes diagnostiquées avec un type de démence entre 2008 et 2013. Sur la même période, quelque 945.000 personnes ont été diagnostiquées avec des troubles liés à l'alcool.

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