Dépression: découverte d'une protéine pouvant améliorer les traitements

Résistance aux antidépresseurs

Dépression: découverte d'une protéine pouvant améliorer les traitements

Publié le :

Mardi 08 Mai 2018 - 11:54

Mise à jour :

Mardi 08 Mai 2018 - 12:08
Une équipe de chercheurs franco-canadienne est parvenue à isoler une protéine marqueuse d'une dépression résistante aux médicaments traditionnels. Les antidépresseurs sont en effet inefficaces dans 30% des cas, mais cette découverte laisse espérer une amélioration.
© FRED DUFOUR / AFP/Archives
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La rédaction de FranceSoir.fr

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De nombreux patients atteints de dépression sont également résistants aux traitements censés la soigner. Mais cette situation pourrait bientôt évoluer grâce à l'identification d'une protéine par une équipe franco-canadienne.

Il s'agit de la protéine ELK-1, qui a un rôle important dans la transmission des émotions. Ce serait donc selon cette étude elle qui serait impliquée dans l'inefficacité des antidépresseurs classiques sur près d'un patient sur trois.

L'étude de cerveaux de personnes décédées a en effet permis de constater que le niveau de cette protéine était particulièrement élevé lorsque le patient avait souffert d'une dépression résistante aux traitements. Des tests pratiqués sur les animaux ont également montré que le fait bloquer la sécrétion de cette substance agit comme un antidépresseur.

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L'équipe scientifique a l'origine de la découverte, qui compte notamment des membres de l'Institut des Neurosciences de la Timone (APHM) de Marseille, ont publié leurs résultats dans la revue Nature Medicine lundi 7. "Les antidépresseurs actuels traitent des symptômes spécifiques de la maladie, mais il existe de vastes possibilités d'amélioration", expliquent-ils, évoquant le ciblage des signaux régissant "la plasticité synaptique et la résilience cellulaire".

"Notre travail souligne l'importance de la sélectivité de la cible pour une approche réussie des antidépresseurs à base de transduction de signal" , et met en évidence le rôle d'ELK-1 qui pourrait donc être un indicateur pour que les médecins sachent si leur patient risque de développer une résistance aux médicaments et ainsi adapter le traitement.

Environ une personne sur cinq a souffert ou souffrira d'une dépression au cours de sa vie et entre 5% et 20% des patients se suicident selon l'Inserm.

L'identification d'une protéine pourrait permettre d'améliorer les traitements contre la dépression.

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