Des fragments d'Ebola persisteraient dans le sperme des patients guéris

Des fragments d'Ebola persisteraient dans le sperme des patients guéris

Publié le :

Dimanche 18 Octobre 2015 - 18:36

Mise à jour :

Lundi 19 Octobre 2015 - 12:05
©Laurent Gilliron/AP/SIPA
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La rédaction de FranceSoir.fr

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Selon une étude menée sur 93 patients volontaires, des restes du virus Ebola pouvaient résider dans le sperme des homme guéris. Cette découverte survient alors qu'aucun cas n'a été recensé au Liberia ces dernières semaines.

Une étude menée sur 93 volontaires en Sierra Leone et publiée dans la revue médicale américaine New England Journal of Medicine, a démontré que le virus Ebola pourrait persister dans le sperme d'anciens patients. Selon les recherches, des fragments du virus pouvaient rester dans le sperme d'un survivant pendant au moins neuf mois, soit beaucoup plus que ce qu'estimaient les virologues.  

"Cette étude (...) nous rappelle que malgré le fait que le nombre de cas d'Ebola continue à diminuer, les survivants et leurs familles sont toujours confrontés aux effets de la maladie", a précisé Bruce Aylward de l'Organisation mondiale de la Santé (OMS).

Réalisée par le ministère de l'Intérieur de Sierra Leone, l'OMS et les Centres américains de contrôle et de prévention des maladies (CDC), l'étude a démontré en analysant le sperme des participants, que 26 d'entre eux étaient encore positifs au virus entre quatre et six mois après leur guérison. A l'inverse, les volontaires dont le sperme a été analysé sept à neuf mois après leur maladie, étaient 11 à être encore porteurs de l'infection.

"Cette recherche apporte davantage d'indices montrant que les malades ayant survécu à Ebola ont besoin d'aide pendant les six à douze mois suivant leur guérison pour s'assurer que leurs partenaires ne sont pas exposés au virus", a-t-il ajouté dans un communiqué.

Depuis fin 2013, Ebola a infecté 25.000 personnes et fait 11.000 morts en Sierra Leone, au Liberia et en Guinée. Si plus aucun cas n'a été recensé au Liberia ces dernières semaines, les résultats de cette étude prouvent qu'il est important de suivre les patients plusieurs mois après la fin de leur maladie. 

 

Des restes du virus Ebola pourraient persister dans le sperme des anciens patients.

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