Deux bébés sont morts du vaccin contre la gastro, près de 50 autres victimes d'effets secondaires sévères

Drame sanitaire

Deux bébés sont morts du vaccin contre la gastro, près de 50 autres victimes d'effets secondaires sévères

Publié le :

Mercredi 01 Avril 2015 - 10:58

Mise à jour :

Mercredi 01 Avril 2015 - 20:46
L'Agence nationale de sécurité du médicament (ANSM) a reconnu mardi 31 mars la responsabilité du vaccin contre la gastro-entérite dans la mort de deux bébés, en 2012 et 2014. Le Rotarix et le RotaTeq impliqués sont recommandés pour une "vaccination systématique des nourrissons de moins de six mois".
©Rex/Sipa

Auteur : Pierre Plottu

 
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Deux nourrissons en sont morts. L'Agence nationale de sécurité du médicament (ANSM) vient de reconnaître la responsabilité du Rotarix et du RotaTeq dans le décès de deux bébés, en 2012 et 2014. Ces deux vaccins sont destinés à prévenir les infections par le virus, bénin dans une écrasante majorité des cas, de la gastro-entérite.

L'ANSM a confirmé mardi 31 mars au soir, suite aux révélations du Canard enchaîné, avoir reçu fin 2014 un rapport de son comité technique de pharmacovigilance mettant en cause les vaccins dans le décès des nourrissons. Citée par Le Parisien, l'Agence fait ainsi part de "sa préoccupation face à un évènement indésirable rare", à savoir une complication intestinale grave aiguë responsable de ces drames, l'invagination, qui a tué les deux petites victimes en quelques jours seulement.

Pire, depuis son lancement en 2006 jusqu'à octobre 2014, le vaccin (dont un million de doses ont été distribuées sur ce laps de temps) a entraîné un taux inquiétant d'effets secondaires. Plus de 500 ont été recensés, dont 201 graves et 47 cas d'invagination, qui entraîne une obstruction intestinale non seulement extrêmement douloureuse pour les bébés, mais surtout mortelle si elle n'est pas traitée très rapidement. Le tout alors que "la gastro-entérite à rotavirus a une faible morbidité et sa mortalité est quasi nulle en France", souligne le rapport du comité technique de pharmacovigilance, auquel Le Canard a pu avoir accès.

En réponse, et alors que la vaccination systématique avec le produit pointé du doigt était recommandée pour tous les bébés de moins de six mois depuis début 2014, l'ANSM a saisi le Haut Conseil de la santé publique pour "dérecommander" le vaccin.

En attendant, un courrier a été envoyé dès mardi 31 par l'ANSM à 160.000 professionnels de santé afin qu'ils sensibilisent les familles des bébés auxquels le vaccin a été inoculé ces derniers mois. L'Agence y rappelle que les symptômes de l'invagination sont des douleurs abdominales, des pleurs répétés et inhabituels de l'enfant, des vomissements, la présence de sang dans les selles ainsi que des ballonnements abdominaux et/ou une fièvre élevée.

Il est recommandé de consulter sans délai si ces signes apparaissent, car une prise en charge précoce permet de soigner cette pathologie, alerte l'ANSM.

 

 

Auteur : Pierre Plottu

 
Le vaccin a provoqué une obstruction intestinale mortelle pour les deux bébés.

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