Endométriose: briser le tabou dans les établissements scolaires

Sensibiliser l'opinion publique

Endométriose: briser le tabou dans les établissements scolaires

Publié le :

Lundi 27 Juin 2016 - 18:07

Mise à jour :

Lundi 27 Juin 2016 - 18:20
L'Association Info endométriose a signé ce lundi un partenariat avec le ministère de l'Education nationale, de l'Enseignement supérieur et de la recherche afin d'intervenir dans les établissements scolaires pour faire de la prévention au sujet de cette maladie gynécologique qui touche de plus en plus de jeunes filles. Dès la rentrée, des affiches et des brochures seront distribuées dans tous les lycées.
©Martin Lee / Rex Featur/REX/SIPA
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La rédaction de FranceSoir.fr

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"Les règles, c’est naturel, pas la douleur!" Alors qu'une femme sur dix souffre d'endométriose, trouble gynécologique qui se caractérise par le développement de la muqueuse utérine ailleurs que dans l'utérus, l'association Info endométriose veut sensibiliser l'opinion publique à ce mal trop méconnu. Ce lundi 27, elle a signé une convention de partenariat avec le ministère de l'Education nationale, de l'Enseignement supérieur et de la recherche afin d'intervenir dans les établissements scolaires pour faire de la prévention.

Dès la rentrée, des affiches et des brochures seront mises à disposition de tous les établissements scolaires et les infirmières et médecins scolaires bénéficieront de modules de formation sur le sujet. "De l'information sera donnée aux enseignants et au personnel éducatif dans son ensemble. Ils auront à disposition des outils pédagogiques. Nous insisterons particulièrement avec certains enseignants, comme ceux de sport qui ne comprennent pas toujours pourquoi des jeunes filles sont absentes ou se tordent de douleur", explique le docteur Chrysoula Zacharopoulou, chirurgienne-gynécologue et présidente d’Info Endométriose au Parisien.  Car cette pathologie se manifeste notamment par d'intenses douleurs au moment des règles. "L’école a un rôle important à jouer pour sensibiliser les jeunes à cette maladie dont on parle peu car elle touche à l’intime", poursuit-elle. "Ces actions visent à briser un tabou et à réduire le retard de diagnostic qui est actuellement de 7 ans, favorisant ainsi une prise en charge médicale plus précoce pour une limitation de l’aggravation des symptômes", indique pour sa part le ministère de l'Education nationale sur son site internet.

Ces derniers mois, de nombreuses personnalités se sont déjà élevées pour briser le tabou de l'endométriose, première cause médicale d'infertilité. En février dernier, la chanteuse Imany et l’actrice et productrice Julie Gayet ont participé au dossier spécial "endométriose" du magazine Elle pour lever le voile sur la maladie. L'actrice et réalisatrice Lena Dunham (Girls) et Daisy Ridley, l'héroïne du dernier Star Wars ont quant à elle expliqué souffrir d'endométriose et incité les femmes à aller consulter. 

 

L'endométriose se manifeste notamment par d'intenses douleurs au moment des règles.

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