Epidémie de grippe: pourquoi il faut se faire vacciner rapidement

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La rédaction de France-Soir
Publié le 25 octobre 2018 - 14:52
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Une jeune femme reçoit une injection d'un vaccin contre la grippe à San Francisco, le 21 janvier 2018
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© JUSTIN SULLIVAN / GETTY IMAGES NORTH AMERICA/AFP/Archives
Le vaccin contre la grippe n'était efficace que 15 jours après l'injection.
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La campagne de vaccination contre la grippe a débuté le 6 octobre. Vendredi, une seconde vague centrée sur l'importance de cette démarche doit être lancée. L'épidémie débute en général en décembre, mais il peut alors être déjà trop tard pour que le vaccin soit efficace.

Il est déjà l'heure de se faire vacciner contre la grippe. Le beau temps persistant de ce mois d'octobre a pu faire oublier que l'hiver arrive à grand pas et avec lui l'épidémie annuelle. Certes, celle-ci ne se déclare généralement au plus tôt que début décembre, mais il est important de prendre les devants, notamment pour les personnes les plus vulnérables.

En effet, il faut compter 15 jours après l'injection pour que le vaccin contre la grippe soit efficace. Se faire vacciner après le début de l'épidémie revient donc à perdre deux semaines de protection, alors que la maladie sévit environ trois mois.

C'est donc dès le 6 octobre que le ministère de la Santé a lancé la campagne de vaccination. "Elle concerne plus de 12 millions de personnes pour qui la grippe représente un risque de complications parfois graves: il s’agit notamment des personnes de 65 ans et plus, de celles atteintes de certaines maladies chroniques (diabète, insuffisance cardiaque ou respiratoire, par exemple), des femmes enceintes et des personnes souffrant d’obésité morbide", précise-t-il.

Voir: A la poursuite d'un vaccin "universel" contre la grippe

Une nouvelle campagne d'information sur l'importance du vaccin doit également être lancée vendredi 26. La défiance et les idées reçues envers les vaccins ont en effet la vie dure.

Il faudra cependant compter avec les éventuelles mutations tardives du virus. Car l'une des clés pour limiter le nombre de malades est la nature du virus qui conditionne l'efficacité du vaccin. La grippe peut être causée par des virus de type A comme le H1N1, le H3N2 ou d'autres non sous-typés, mais aussi par des virus de type B baptisés Yamagata ou Victoria et parfois "sans lignage".

Les vaccins sont préparés à l'avance sur la base de prévisions quant au virus qui risque d'être le plus virulent. Mais la prédominance d'un virus ou sa mutation peuvent rendre la vaccination inefficace contre celui-ci.

Ainsi, le vaccin avait été moins efficace durant l'épidémie 2016-2017. En revanche, lors de la saison 2017-2018, il ciblait la souche la plus présente du virus, ce qui a permis de davantage limiter les cas graves et le nombre de morts.

Lire aussi: Vaccination, autisme, aluminium: l'Inserm répond aux craintes et aux "lobbys anti-vaccins"

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