Calvitie: comment ne pas se faire plumer (un peu plus)

Calvitie: comment ne pas se faire plumer (un peu plus)

Publié le 24/02/2020 à 12:25
slavoljubovski / Pixabay
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Auteur(s): France-Soir

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Internet regorge de solutions miracles pour faire repousser les cheveux. Comment ne pas être tenté? Voici la liste des pièges à éviter et les vraies pistes à suivre. 

En France, la calvitie sous toutes ses formes touche 10 millions d’hommes et 2 millions de femmes. Associée au stress, le rythme frénétique de la vie quotidienne d’aujourd’hui est la cause d’une augmentation des cas, qui empirent souvent rapidement, car l’angoisse ne fait qu’accélérer la calvitie.
Le problème est massif, et c’est une aubaine pour les entreprises qui proposent des traitements contre la chute des cheveux.

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Ne pas laisser tomber (les cheveux) 

Mais de nombreux traitements sont trompeurs, car si l’on peut ralentir ou stopper la chute des cheveux, il est impossible de faire repousser les cheveux déjà tombés. Il est donc uniquement possible de renforcer naturellement le cuir chevelu, en faisant attention à l’alimentation, à la pollution, à l’exposition au soleil ou même aux changements violents de température. Les lotions antichute et les compléments alimentaires, iront alors dans ce sens.
Seuls deux produits ont une certaine efficacité: le finasteride, qui peut être acheté sur prescription médicale, mais dont les effets secondaires sont très importants et négatifs; et la lotion minoxidil, dont l’effet est réel mais limité par rapport aux affirmations des emballages et publicités.

Quel remède?

À part ces deux traitements, qui ne peuvent pas empêcher la calvitie, mais seulement la retarder, tous les autres, shampoings, lotions, compléments alimentaires, etc, sont inefficaces. Il n’existe pas de remède contre la calvitie.

Comment repérer les charlatans de la greffe de cheveux?

Face à l’absence de traitement, de plus en plus de gens se tournent vers les greffes de cheveux. Mais dans ce secteur en expansion, les risques d’arnaque sont tout aussi présents, en raison du manque de réglementation et de contrôle des praticiens. Car contrairement aux autres spécialités médicales, la pratique des greffes de cheveux en France peut être réalisé par tout médecin qui le souhaite (généraliste ou spécialiste – et ce, quel que soit sa spécialité d’origine…). Cela empêche les médecins spécialistes de se démarquer, et permet aux opportunistes d'exercer sans avoir à prouver de compétences spécifiques.

Sites internets peu scrupuleux

Selon la Societé Française de Chirurgie Restauratrice de la Calvitie (SoFChiRC), il est donc de la responsabilité du patient, avant l’intervention, de vérifier les compétences réelles du praticien.
Pour repérer les sites internets peu scrupuleux, il faut tout d’abord rechercher un discours déontologique. En cas d’absence, c’est plutôt mauvais signe. Un discours commercial très agressif est aussi un signal d’alarme. Les photos peuvent aussi alerter: attention aux photos avant/après douteuses, parfois floues et que l’on retrouve souvent sur les sites de différents praticiens (qui ne se connaissent pas forcément…), ainsi qu'aux promesses d’intervention sans cicatrices.

Éviter les centres low-cost à l’étranger

La SoFChiRC rappelle qu’une mauvaise intervention peut vous coûter cher: dans certains cas, le capital du cuir chevelu du patient est intégralement détruit. Il faut donc impérativement éviter les centres lowcost à l’étranger, en Turquie ou Tunisie, qui sont le plus souvent dirigés par des hommes d’affaires, et n’assurent pas toujours de la présence de réels médecins sur place. Souvent, l’intervention est réalisée par du personnel non qualifié, qui ne garantit pas une greffe bien réalisée, ni le suivi des règles d’asepsie et d’hygiène opératoire, qui occasionnent des infections bactériennes, hépatites, etc ...

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Auteur(s): France-Soir


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