Grippe porcine : ce virus G4 qui inquiète

Grippe porcine : ce virus G4 qui inquiète

Publié le 02/07/2020 à 09:34 - Mise à jour à 11:26
© Francois Nascimbeni / AFP/Archives
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Auteur(s): FranceSoir

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Une étude de chercheurs chinois met en évidence ce virus de type H1N1 et sa transmission du cochon à l’homme. Il présente selon eux les « caractéristiques d’une menace pandémique ». 
 
La revue scientifique américaine PNAS – Proceedings of the National Academy of Sciences – a publié cette étude lundi, résultat de sept années de tests dans dix provinces chinoises. 
 
Les chercheurs qui ont mené l’étude sur cet agent pathogène G4 ont constaté sa transmission du porc à l’homme : 10,4 % des ouvriers travaillant dans les élevages porcins surveillés présentent un taux élevé de ce virus respiratoire dans le sang. Cela dit, une transmission d’homme à homme n’a pas été démontrée et aucun cas clinique grave n’est recensé.  
 
Lundi pourtant, l’OMS (Organisation mondiale de la Santé) a appelé les scientifiques à « ne pas baisser la garde ». 
 
Sous surveillance
 
D’où vient dès lors cette inquiétude autour du virus G4 ? En réalité d’une étude menée sur des furets, animaux qui disposent de récepteurs cellulaires aux virus influenza humains. Et cette étude a prouvé que ces furets se contaminent bel et bien entre eux, qui plus est avec des « dommages causés aux poumons plus sévères que ceux du virus H1N1 de 2009 », selon la publication de lundi.
 
« En six ans de circulation en Chine, il n’y a pas encore eu de cas avéré de transmission entre les humains »
 
Interrogé par France 24, Colin Butter, chercheur en biologie animale à l’université de Lincoln, en Grande-Bretagne, se montre prudent, mais pas spécialement inquiet. Il n’y a pas, selon lui, de menace urgente, d’autant que les résultats obtenus sur les furets ne sont pas forcément transposables sur l’homme en raison des mécanismes biologiques. 
 
Même son de cloche chez Jean-Claude Manuguerra, de l’Institut Pasteur, pour qui « ce sont des phénomènes qui arrivent tout le temps ». Sur LCI, le chercheur estime néanmoins qu’il convient de surveiller ce virus G4 EA H1N1 de près. 

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Des transmissions entre l'animal et l'homme ont été constatées en Chine

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