La rentrée scolaire-COVID-19 à l’étranger: entre craintes, mesures drastiques et retour à la normale

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La rentrée scolaire-COVID-19 à l’étranger: entre craintes, mesures drastiques et retour à la normale

Publié le 02/09/2020 à 10:18 - Mise à jour à 11:22
Sam Balye / Unsplash
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Auteur(s): FranceSoir

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La rentrée des classes a eu lieu en France le mardi 1er septembre, avec un protocole spécifique destiné à garantir la sécurité sanitaire des enfants, dans le cadre complexe de l'épidémie de coronavirus en cours. En Europe et dans le reste du monde, la reprise de l’école a été organisée de manière très diverse, parfois radicalement opposée: en Suède l'école a déjà commencé de façon quasi normale, et aux États-Unis, la rentrée s’est faite entièrement à distance, provoquant une nouvelle panne sur Zoom . Les pays adoptent différentes approches pour minimiser la contagion. Port du masque, école à la maison en ligne, avec incertitude, ou comme d'habitude sans aucune mesure barrière, nous vous proposons un tour du monde de la rentrée scolaire au temps du COVID-19.

En Italie et en Espagne la rentrée est synonyme d'incertitude

En Espagne comme en Italie, les écoles ouvriront dans la deuxième moitié du mois de septembre. Ces deux pays voisins de la France, très durement touchés par l’épidémie en mars dernier, ont mis en place des restrictions très importantes pour endiguer la contagion. La peur d’un re-confinement est présente dans ces pays, et la rentrée des classes y est donc vécue avec beaucoup d’inquiétudes.
En Italie, les consignes sont encore très floues. Certains établissements d'enseignement sont encore en travaux pour élargir leurs murs et accueillir les enfants en respectant plus facilement la distanciation sociale.   Les horaires d'entrée seront légèrement décalés. Le port du masque sera obligatoire pour ceux qui arrivent et quittent l'école, mais ils pourront être enlevés pendant les cours si la distanciation entre les bureaux est respectée. Une combinaison d'apprentissage à distance et d'enseignement sur place visera aussi à contrôler le nombre d'enfants par classe.
En Espagne, les enfants retrouveront les salles de classe après un confinement très restrictif, et plusieurs mois sans école. Les parents se montrent très inquiets et se préparent à reprendre l'école à la maison en cas de re-confinement ou de fermeture des écoles en raison de cas positifs. Un mouvement de boycott de la rentrée se développe en raison de ces incertitudes et de la crainte des contagions. Les mesures sont très drastiques: les masques faciaux seront obligatoires en classe pour les enfants de six ans et plus pendant toute la journée de classe. Les élèves devront se laver les mains au moins cinq fois par jour. Des contrôles de température seront effectués chaque matin, à l'école ou à domicile.

Certains se montrent néanmoins optimistes quant aux risques: une étude  sur le nombre de contaminations en colonies de vacances cet été en Espagne démontre un faible taux de contamination des enfants. Les auteurs, médecins de l'Hôpital Sant Joan de Déu à Barcelone, déclarent néanmoins que les résultats ne peuvent pas être extrapolés aux environnements scolaires car les activités de ces campements se déroulaient principalement à l'extérieur et en groupes de moins de 10 enfants.

Allemagne et Pays bas: pas de masques à l’école

Aux Pays Bas les cours du primaire et du secondaire se déroulent en présentiel en classe. Ni les étudiants ni les enseignants ne sont tenus de porter des masques. Certains enseignants ont hésité à reprendre le travail et un certain nombre d'écoles ont introduit leurs propres exigences en matière de masque.
Si un élève est testé positif au COVID-19, toute sa famille doit respecter un isolement à la maison pendant 10 jours. Les enfants âgés de plus de six ans qui présentent des symptômes doivent rester à la maison et se faire dépister; les élèves plus jeunes peuvent aller à l'école et à la garderie même avec des symptômes légers de rhume, mais doivent rester à la maison s'ils ont de la fièvre.
En Allemagne la question des masques ne fait pas l'unanimité. Le port du masque n’est pas obligatoire pour les enfants de primaire, et selon les régions et le nombre de contaminations par habitant, il est obligatoire pour les plus grands les 10 premiers jours d’école . Dans les transports, les enfants devront porter un masque, et les salles de classe seront ventilées le plus possible. Les transports scolaires et transports en commun sont dédoublés pour permettre aux enfants de respecter la distanciation sociale.

En Norvège et en Russie: plus question d'école à la maison

En Norvège, comme en Russie, les enfants ne porteront pas non plus de masques. Les norvégiens ont mis en place  les moments de récréation sur des terrains séparés et en horaires décalés pour éviter les rassemblements. Les Russes, eux, échelonnent les cours de façon d'éviter la surpopulation dans les parties communes.

En Suède, le retour à la normale

Les étudiants suédois n’ont pas dû se confiner  et vivent une rentrée des classes normale, sans port du masque, qui n’est même pas recommandé par le gouvernement.
Avoir gardé les écoles ouvertes au printemps n'a pas augmenté le taux d'infection en comparaison avec la Finlande, pays voisin, et les suédois sont confiants dans les études qui montrent que les enseignants n'ont pas été plus infectés que le reste de la population. Comme pour le reste de pays, la distanciation sociale est la seule mesure à respecter. 

Auteur(s): FranceSoir


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Espagne: Un mouvement de boycott de la rentrée se développe en raison de ces incertitudes et de la crainte des contagions

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