Laboratoires favorisés, tests inefficaces et Etat complice: 300 malades de Lyme portent plainte

Laboratoires favorisés, tests inefficaces et Etat complice: 300 malades de Lyme portent plainte

Publié le :

Jeudi 21 Décembre 2017 - 12:25

Mise à jour :

Jeudi 21 Décembre 2017 - 12:33
Dénonçant une politique sanitaire favorisant les laboratoires pharmaceutiques et le manque de vigilance des pouvoirs publics, un collectif de 300 personnes atteintes de la maladie de Lyme a déposé plainte au pénal. En France, un seul test de dépistage est autorisé alors qu'il n'est pas toujours efficace.
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La rédaction de FranceSoir.fr

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Un collectif rassemblant 300 patients atteints de la maladie de Lyme a décidé de porter plainte -au pénal cette fois- pour trafic d'influence, abus de biens sociaux et recel d'abus de bien sociaux, mise en danger de la vie d'autrui, violation du principe d'indépendance des experts et du principe d'absence de conflit d'intérêt.

Une plainte qui vise notamment l'Etat, l'Agence nationale de sécurité du médicament et des produits de santé (ANSM) et le Centre national de référence (CNR) de Strasbourg. Le collectif juge que si un seul test, à l'efficacité contestée, est autorisé en France, ce serait dans l'intérêt de l'industrie pharmaceutique et contre celui des malades.

Lire aussi: Maladie de Lyme - le plan de lutte du ministère de la Santé ne satisfait pas les malades

Pour les plaignants, le directeur du CNR qui participe à l'homologation des test a favorisé les laboratoires en favorisant le test Elisa, qui ne détecte que trois à cinq bactéries différentes qui peuvent causer Lyme. Une démarche que l'ANSM et l'Etat auraient également favorisée ne serait-ce que par leur inaction ou leur manque de vigilance.

La maladie de Lyme, essentiellement transmise par les tiques est en effet difficile à diagnostiquer de par la variété des symptômes. Le test Elisa étant imparfait, de nombreux patients sont contraints de recourir à des moyens détournés et plus onéreux, comme se faire dépister à l'étranger ou via des tests vétérinaires. Les médecins qui poussent les contrôles plus loin risquent de leur côté de voir leur zèle sanctionné par l'Assurance Maladie.

"En validant et en imposant une seule technique de tests, un seul protocole de dépistage et en favorisant un certain nombre de laboratoires, on interdit d'une part qu'il puisse y avoir un doute ou une discussion sur la fiabilité de ces tests, mais d'autre part d'autres dépistages de la maladie de Lyme",résume à RMC Julien Fouray l'un des avocats des plaignants.

Le seul test contre la maladie de Lyme disponible en France n'est pas efficace à 100%.


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