Le déconfinement, c’est aussi de l’angoisse

  •  SOUTENEZ L'INDEPENDANCE DE FRANCESOIR, FAITES UN DON !  

Le déconfinement, c’est aussi de l’angoisse

Publié le 06/05/2020 à 10:30 - Mise à jour à 12:00
© MIGUEL MEDINA / AFP/Archives
PARTAGER :

Auteur(s): FranceSoir

-A +A

Véritable libération pour certains, le déconfinement est aussi source d’inquiétude, voire d’angoisse. Parce que chacun en est conscient : le 11 mai ne marquera pas un retour à la vie d’avant.

 
Au-delà des personnes qui ont finalement apprécié leur solitude et qui ont décidé de renoncer (ou quasiment) au déconfinement, la peur de cette étape que la France entamera lundi est bel et bien présente. Selon les personnes, elle peut aller d’une légère inquiétude à des crises d’angoisse, et même dans le pire des cas à des bouffées délirantes. 
 
Lucie Joly, psychiatre à l’hôpital Saint-Antoine, l’a confirmé sur les ondes de RTL : 
 
« Les effets psychologiques du déconfinement seront nombreux » 
 
En premier lieu parce que ressortir ne voudra pas dire retrouver sa vie d’avant. La distanciation sociale, le port du masque, et autres, constitueront de nouvelles habitudes à prendre et s’accompagneront d’une crainte qui anime une majorité de Français, celle d’une deuxième vague. 
 
Se réadapter et s’adapter
 
Se réadapter au travail, dans des conditions différentes de celles d’avant le confinement, se méfier de l’autre, potentiellement porteur du virus et à plus forte raison dans les transports, mais aussi avoir peur d’être contaminé et de contaminer ses proches, tout cela crée incontestablement du stress. 
 
A cette peur de devoir vivre autrement dans un environnement pourtant familier, et d’être par la force des choses restreint (dans ses déplacements, dans ses relations sociales, dans ses loisirs…), s’ajoute l’angoisse économique d’une crise annoncée. Qui ne doit pas être, elle non plus, prise à la légère.
 
Travailler sur soi
 
Pour tous, c’est une période de réadaptation qui s’annonce. Et pour Lucie Joly, nous n’aurons pas vraiment le choix : chacun va devoir travailler sur lui-même et accepter que sa vie ne sera plus celle d’avant. La psychiatre estime essentiel de mettre en place de nouvelles habitudes et de nouveaux rituels. 
 
Elle invite également à utiliser des outils comme la relaxation, la méditation de pleine conscience et la cohérence cardiaque avant de risquer de déclencher des réflexes d’hypervigilance et des phénomènes d’évitement, qui eux, peuvent être réellement dangereux pour la santé mentale et mener, par exemple, à l’agoraphobie.  
 

Auteur(s): FranceSoir


Chère lectrice, cher lecteur,
Vous avez lu et apprécié notre article et nous vous en remercions. Pour que nous puissions poursuivre notre travail d’enquête et d’investigation, nous avons besoin de votre aide. FranceSoir est différent de la plupart des medias Français :
- Nous sommes un média indépendant, nous n’appartenons ni à un grand groupe ni à de grands chefs d’entreprises, de ce fait, les sujets que nous traitons et la manière dont nous le faisons sont exempts de préjugés ou d’intérêts particuliers, les analyses que nous publions sont réalisées sans crainte des éventuelles pressions de ceux qui ont le pouvoir.
- Nos journalistes et contributeurs travaillent en collectif, au dessus des motivations individuelles, dans l’objectif d’aller à la recherche du bon sens, à la recherche de la vérité dans l’intérêt général.
- Nous avons choisi de rester gratuit pour tout le monde, afin que chacun ait la possibilité de pouvoir accéder à une information libre et de qualité indépendamment des ressources financières de chacun.

C’est la raison pour laquelle nous sollicitons votre soutien. Vous êtes de plus en plus nombreux à nous lire et nous donner des marques de confiance, ce soutien est précieux, il nous permet d’asseoir notre légitimité de media libre et indépendant et plus vous nous lirez plus nous aurons un impact dans le bruit médiatique ambiant.
Alors si vous souhaitez nous aider, c’est maintenant. Vous avez le pouvoir de participer au développement de FranceSoir et surtout faire en sorte que nous poursuivions notre mission d’information. Chaque contribution, petite ou grande, est importante pour nous, elle nous permet d'investir sur le long terme. Toute l’équipe vous remercie.




PARTAGER CET ARTICLE :


Les transports en commun, mais aussi les conditions de travail, font partie des principales sources d'inquiétude

Annonces immobilières

Newsletter


Fil d'actualités Société




Commentaires

-