Le virus Zika ne sévit plus en Polynésie

Fin de l'épidémie

Le virus Zika ne sévit plus en Polynésie

Publié le :

Jeudi 04 Février 2016 - 09:55

Dernière mise à jour :

Jeudi 04 Février 2016 - 09:56
Selon les autorités sanitaires de Polynésie française, le virus Zika, qui avait frappé l'archipel dès 2013, n'y est plus présent. Il aurait touché au moins 60% de la population, provoquant 18 cas de malformation du fœtus.
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©Durand Florence/Sipa
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Le ministère de la Santé polynésien a informé mercredi par communiqué l'ensemble des professionnels du tourisme que le virus Zika, transmis par le moustique, ne circulait plus en Polynésie française, après avoir frappé cette collectivité d'outre-mer en 2013-2014, deux ans avant sa propagation à l'échelle mondiale.

Dans le contexte d'une épidémie qui se mondialise, surtout dans les pays tropicaux, le ministère assure qu'il n'y a "pas de risque connu de contamination par le virus Zika pour les voyageurs qui souhaitent se rendre en Polynésie française". La grande majorité de la population est en effet immunisée depuis l'épidémie, "rendant très peu probable la reprise d'une nouvelle épidémie pour le moment".

Les autorités sanitaires estiment que le Zika a touché "au moins 60%" des 280.000 Polynésiens selon les premières estimations d'une étude toujours en cours dans ces îles du Pacifique Sud. Quarante-deux d'entre eux ont été frappés par le syndrome de Guillain-Barré peu après avoir contracté le virus. Il s'agit d'une maladie inflammatoire du système nerveux périphérique. Elle provoque une faiblesse, voire une paralysie des membres, souvent réversible, mais qui peut durer plusieurs mois.

Le Zika contracté par des Polynésiennes enceintes a aussi causé 18 cas de malformations des foetus, dont "10 à 12 peuvent être assimilés à des microcéphalies", selon le Dr Didier Musso, directeur du pôle de recherches sur les maladies infectieuses émergentes à l'Institut Louis-Malardé.

Avant la Polynésie française, seule l'île de Yap, en Micronésie, avait connu une épidémie de Zika en 2007, mais sans cas graves déclarés. L'épidémie polynésienne est donc une mine d'informations pour l'OMS (Organisation mondiale de la santé) et les pays touchés aujourd'hui.

"Nos travaux ont démontré que le virus pouvait être transmis de la mère à l'enfant, on avait décrit la transmission possible par voie sexuelle et par voie transfusionnelle, et les premières formes graves, en particulier les Guillain-Barré, donc les laboratoires étrangers s'intéressent à ces travaux qui à l'époque étaient passés relativement inaperçus", a déclaré à l'AFP le Dr Musso.

La Polynésie française a été touchée par le virus Zika, puis par le chikungunya, mais ces deux virus n'y circulent plus, après une flambée épidémique de quelques mois. Seule la dengue, également transmise par le moustique, circule encore dans les archipels polynésiens.

Auteur : La rédaction de FranceSoir.fr

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