Les médecins généralistes réclament une consultation à 31 euros

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Les médecins généralistes réclament une consultation à 31 euros

Publié le 13/01/2015 à 20:18 - Mise à jour le 14/01/2015 à 12:54
© Kaiser/Caro Fotos/Sipa
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Auteur(s): Pierre Plottu

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Deux syndicats de médecins généralistes réclament que le prix de la consultation soit revu à 31 euros, contre 23 actuellement. La ministre de la Santé Marisol Touraine leur a opposé une fin de non-recevoir.

La consultation chez le médecin généraliste pourrait-elle passer de 23 à 31 euros? C'est en tout cas ce que réclament deux syndicats de la profession qui ont entamé un bras de fer avec la ministre de la Santé Marisol Touraine.

Très mobilisés, depuis plusieurs semaines maintenant, contre le projet de loi santé de la ministre, l'Union nationale des omnipraticiens de la Confédération des syndicats médicaux français (Unof-CSMF) et le Syndicat des médecins libéraux (SML) réclament cette révision de leur tarif, selon Le Figaro.

Plusieurs syndicats de généralistes, dont MG France, le premier d'entre eux, réclament de longue date une augmentation de 2 euros du prix de la consultation, qui passerait ainsi de 23 à 25 euros. Ils se heurtent à une fin de non-recevoir de Marisol Touraine, qui rappel que les praticiens sont en fait rémunéré 31,40 euros par acte, contre 28,70 euros avant 2012.

En effet, au prix de la consultation que touchent les médecins, il faut ajouter divers forfaits comme la rémunération du travail en équipe, celle sur objectif de santé publique ou encore un forfait spécifique au suivi des patients de plus de 80 ans.

De leur côté, l'Unof-CSMF et le SML estiment que de revoir le tarif de la consultation à 31 euros, tout en supprimant ces différents forfaits, permettrait à la Sécurité sociale d'économiser 40 centimes d'euros par actes.

"Si en réponse à la demande de revalorisation on nous oppose le montant des forfaits, alors on dit +arrêtons les forfaits et passons à la consultation à 31 euros+", a ainsi déclaré le président de l'UNOF-CSMF Luc Duquesnel.

"On n’est pas en train d’essayer de gratter deux euros. Il faut faire comprendre aux politiques qu’on doit investir sur les médecins libéraux", a quant à lui déclaré Eric Henry, le président du SML.

 

Auteur(s): Pierre Plottu


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"Il faut faire comprendre aux politiques qu’on doit investir sur les médecins libéraux", a déclaré Eric Henry, président du Syndicat des médecins libéraux.

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