Les tests PCR font encore parler d’eux et remettent en cause la politique sanitaire française.

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Les tests PCR font encore parler d’eux et remettent en cause la politique sanitaire française.

Publié le 30/09/2020 à 23:11
Pixabay
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Auteur(s): FranceSoir

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Après la baisse du taux d’incidence du virus en Espagne, objet d’un article précédent, et la controverse hier sur la différence qui existe en les chiffres de l’ARS des Bouches-du-Rhône et la Direction Générale de la Santé, c’est aujourd’hui le seuil de cycles en France qui est en question. Plus particulièrement en fonction du type de réactifs utilisés, dont les dotations se font au niveau européen.

Rappelons que le seuil de cycles (Ct pour « cycle threshold ») est le nombre de cycles utilisé par la machine pour détecter le virus.  Plus ce chiffre est élevé, plus la sensibilité de la machine à la détection du virus est forte. Les professeurs Raoult et Yazdanpanah étaient d’accord pour faire usage d’un seuil de cycles entre 30 et 35 afin de ne pas mesurer de faux positifs ou des patients porteurs de résidus d’ARN du virus dans leurs fosses nasales.

Lors d’un de nos articles précédents, nous avions fait état que le seuil de cycle utilisé était de 42, ce qui avait deux conséquences. La première est la détection d’un grand nombre de personnes non malades. La seconde plus préoccupante est liée à la capacité de détection et au nombre de tests.  En effet à 1 million de tests par semaine et un seuil de cycle élevé, non seulement on détecte des personnes non malades mais notre capacité à tester et par là même à obtenir les résultats en temps utiles (24 heures) est affectée. Ceci entraîne donc une réelle perte de chance pour les patients qui sont vraiment malades puisque ces derniers doivent non seulement attendre pour prendre un rendez-vous mais aussi attendre pour obtenir leurs résultats souvent au-delà du nombre de jours de la période virale.

Les dernières publications médicales de référence à ce sujet sont alarmantes sur la nécessité de relier le résultat d’un test PCR à l’examen clinique avant d’affirmer qu’une personne est malade. En d’autres termes, une personne asymptomatique avec une PCR positive pourrait être diagnostiquée non malade.  Ce qui entraîne un biais dans les statistiques des taux d’incidence qui mesurent des personnes non malades pour deux raisons : la première, le seuil de sensibilité des tests trop élevé donne des résultats trop sensibles. La seconde, conséquence de la première on détecte donc des gens non malades qui viennent gonfler les statistiques.  De plus une autre publication s’interroge sur la nécessité de rechercher un quatrième gène cible du SARS Cov2 afin que les tests soient plus fiables et offrent ainsi une détection plus spécifique de la Covid-19.

La baisse du seuil de cycles effective en France pour certains labos

Nous avions observé l’effet d’une possible baisse du seuil de cycle en Espagne sur le nombre de cas dépistés.

Aujourd’hui, nous avons obtenu des documents qui montrent que ce seuil de détection vient aussi d’être diminué en France au moins dans une série de laboratoires. Suite à l’avis de la Société Française de Microbiologie (SFM) dans son rapport rendu le 25 septembre 2020, le seuil de cycle d’excrétion virale significative qui était de 40 vient d’être porté à 36 pour certains labos précités. Cependant l’avis de la SFM, qui est laissé à l’interprétation du biologiste, préconisait un seul de détection indicatif de 33.

Le taux d’incidence devrait avoir une baisse mécanique.  Ce qui entraînerait un taux de détection inférieur et permettrait d’envisager de résorber le retard pris dans les laboratoires.  A l’avantage des vrais malades.

En conséquence, certains laboratoires ont utilisé pendant une période un niveau de détection plus fin que les autres créant des disparités inter laboratoires se traduisant en un nombre de cas positifs plus élevés ainsi que les taux d’incidences agrégés en France.

Ces chiffres utilisés pour suivre l’épidémie et décider des mesures sanitaires sont donc surévalués.  Dans ce schéma d’une étude publiée dans BMJ, qui schématise ce qui arrive à 100 personnes.  Avec les erreurs de mesures sur les tests on se retrouve à la fin avec des personnes à qui on dit vous pouvez sortir, mais qui sont porteuses du virus et qui vont donc infecter d’autres personnes sans le savoir, au même titre que l’on va dire à certains de s’isoler alors qu’ils pourraient sortir.

(ndlr : graphique modifié suite à un commentaire d'un lecteur. merci @oceankoto).

Entre le 36, qui était l’adresse de la PJ Quai des Orfèvres, et le 33 choisi par les médecins parce qu’il provoque des vibrations de la cage thoracique qui permettait de discerner l’état des poumons au siècle dernier, il est clair que l’on ne parle pas de la même chose !

 

 

Auteur(s): FranceSoir


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