Masques grand public : ce qu’il faut savoir pour ne pas se faire avoir

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Masques grand public : ce qu’il faut savoir pour ne pas se faire avoir

Publié le 07/05/2020 à 09:27 - Mise à jour à 15:50
© STEPHANE DE SAKUTIN / AFP
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Auteur(s): FranceSoir

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La ruée vers les masques alternatifs, qui seront obligatoires à partir de lundi dans les transports en commun et bon nombre de magasins, est lancée. Ne vous faites pas avoir, ceux qui sont vendus doivent être homologués. 
 
Durant toute la période où le masque en tissu était officiellement « pas efficace », puis « pas recommandé », enfin « conseillé », finalement « incontournable », nombre de Français se sont pris en main en fabriquant eux-mêmes des masques barrières selon les recommandations de l’Afnor et en les distribuant autour d’eux. 
 
La plateforme Masques barrières solidaires reste la référence pour le fait-maison, intégrant notamment des tutoriels.
 
Où acheter des masques homologués
 
Il en va tout autrement pour les masques en tissu qui sont vendus dans les commerces autorisés, à savoir en pharmacie, en supermarché et dans les bureaux de tabac, mais également chez les professionnels de la couture. 
 
Ceux-ci ont en effet obligation de vous proposer des masques homologués lorsqu’ils sont de fabrication française. Pour faire simple, c’est l’Institut Français du Textile et de l’Habillement (IFTH) et la Direction Générale de l’Armement qui donnent leur feu vert, à la fois aux matières utilisées et à la forme du masque.  
 
Cette obligation, qui au passage rend la tâche des couturières indépendantes quasiment impossible du fait du coût des tests (plus de 1000€ par masque), se concrétise pour vous consommateur par un logo apposé sur le masque ou son emballage : 
 
 
Comment bien utiliser son masque
 
Et c’est d’ailleurs une sécurité. Le logo, ainsi que la notice qui doit être jointe, à propos notamment de l’entretien de vos masques, vous indique combien de fois vous pouvez l’utiliser. Les masques en tissu réutilisables ne le sont pas indéfiniment, ce qui peut aussi expliquer leur différence de prix. Pour le consommateur, il est donc indispensable de savoir s’il peut laver son masque 5, 10, 20 ou 30 fois. 
 
Le vendeur doit être en mesure de fournir le ou les rapports de test DGA sur la qualité de confection du masque. Le site de l’IFTH répertorie les documents indispensables à la mise en production de masques grand  public et publie notamment un cahier des charges, ainsi que la liste des complexes textiles homologués par la DGA selon les matières. 
 
Avec un masque homologué, vous êtes certain d’avoir un équipement de protection à l’efficacité garantie, tant en termes de filtration que d’ergonomie, de couverture du visage avec un minimum de fuites. 
 
Rappelez-vous cependant que la règle reste la même pour tous les types de masques, ils ne doivent pas être portés plus de quatre heures, sans être enlevés et sans être touchés. 
 
Comment tester son masque
 
Cette condition pose évidemment des problèmes d’ordre financiers à de nombreuses familles. Le budget masque grimpe très rapidement ! C’est pourquoi la solidarité joue à plein avec la fabrication maison et le don (n’osons pas ici parler de marché noir) de masques. 
 
Mais malgré les bonnes volontés, comment juger de leur efficacité ? La réponse la plus simple tient dans le test de la bougie (ou du briquet). En portant le masque en tissu et en approchant une flamme de votre visage, vous ne devez pas pouvoir l’éteindre, ou alors très difficilement. 
 
Si ce n’est pas le cas, si la flamme vacille ou s’éteint, les gouttelettes passent, la filtration n’est pas efficace. Changez de masque ! 

Auteur(s): FranceSoir


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