Montpellier: des chercheurs français font une grande avancée dans le traitement du VIH

Montpellier: des chercheurs français font une grande avancée dans le traitement du VIH

Publié le :

Samedi 18 Mars 2017 - 16:46

Mise à jour :

Samedi 18 Mars 2017 - 16:47
©Petillot/Sipa
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La rédaction de FranceSoir.fr

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Une équipe française de Montpellier est parvenue à distinguer les cellules "dormantes" infectées par le virus du VIH, des cellules saines. Cette avancée majeure pourrait enfin permettre de guérir les patients séropositifs.

La découverte est pour le moins capitale. Des chercheurs français de l'université de Montpellier viennent d’identifier un marqueur spécifique aux cellules dormantes abritant le VIH. Ce qui ouvre la voie à la possibilité de neutraliser le virus caché. Des travaux publiés, mercredi 15, dans la revue scientifique Nature.

"Cette découverte ouvre la voie à une meilleure connaissance fondamentale des réservoirs viraux", a souligné le CNRS, institut français de recherche qui a participé à ces travaux, notamment avec l'université de Montpellier. Et d'ajouter qu'"à plus long terme, elle devrait déboucher sur des stratégies thérapeutiques visant à éliminer de l'organisme le virus latent".

Dans les tests réalisés à partir du sang des patients infecté par le VIH, les chercheurs ont réussi à repérer une protéine, baptisée "CD32a", à la surface des cellules réservoirs pour le virus, mais absente des cellules saines. En effet, des globules blancs, appelés lymphocytes T CD4, abritent le virus "dormant" et lui permettent de ressurgir et de proliférer après l'arrêt du traitement. La découverte de cette molécule permet ainsi d'isoler ces lymphocytes.

"Il est maintenant facile de distinguer et de travailler les cellules réservoirs infectées en utilisant des anticorps couplés à une molécule fluorescente. Ces anticorps se fixent spécifiquement sur CD32a et donc sur les cellules dormantes qui deviennent fluorescentes", a expliqué un chercheur à La Dépêche du Midi.

A plus long terme cette découverte pourrait déboucher sur des stratégies thérapeutiques visant à éliminer le virus latent.

Les chercheurs ont réussi à repérer une protéine, baptisée "CD32a", à la surface des cellules réservoirs pour le virus.

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