Nantes: un programme de recherche se penche sur le problème du cholestérol héréditaire

Nantes: un programme de recherche se penche sur le problème du cholestérol héréditaire

Publié le :

Vendredi 14 Octobre 2016 - 08:13

Mise à jour :

Vendredi 14 Octobre 2016 - 08:14
Un Français sur 300 souffre de problèmes liés au cholestérol dont l'origine est héréditaire, et sans lien avec son mode de vie. Pour comprendre le mécanisme génétique de ce problème, un vaste programme scientifique démarre à nantes.
©Arnd Wiegmann/Reuters
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La rédaction de FranceSoir.fr

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Si le cholésterol est très largement le fait d’une mauvaise alimentation, pouvant ensuite déboucher sur un accroissement marqué des risques de maladies cardiovasculaires, certaines personnes au mode de vie sain n’y échappent pas également. Et pour cause: chez environ une personne sur 300 en France, "l’hypercholestérolémie" a une origine héréditaire, sans lien marqué avec l’alimentation.  Or, environ 90% des personnes dans ce cas ignorent leur tendance à avoir un taux élevé de choléstérol faute de dépistage et de symptômes.

C’est pour répondre à ce problème de santé publique que huit équipes de recherche issues du CHU de Nantes, de l’Inserm, de l’Université de Nantes et du CNRS ont entamé un programme sur cinq ans pour identifier avec précision les facteurs de risque de déveoppement génétique de l’hypercholestérolémie. Baptisé "Chopin" (pour "Cholesterol personalized innovation"), le programme va se pencher sur les profils de 4.000 familles présentant des taux de cholésterol atypique (y compris parfois un niveau anormalement bas) pour essayer de définir les gènes impliqués dans le processus.

Un budget de 8,3 millions d’euros a été alloué aux équipes de scientifiques qui bénéficient d’un soutien public dans le cadre de l’appel à projets Recherche hospitalo-universitaire en santé (RHU). En France, environ 20% des décès sont causés par des maladies coronariennes, pour lesquelles le cholésterol est un un facteur particulièrement aggravant. Un paramètre que ne peuvent pas contrôler les personnes dont un taux élevé est défini par des antécédents familiaux.

 

Le programme de recherche va durer au moins cinq ans.


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