Coronavirus caché dans les colis, et autres peurs...

Coronavirus caché dans les colis, et autres peurs...

Publié le 29/01/2020 à 10:21 - Mise à jour à 10:22
© Thomas SAMSON / AFP
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Auteur(s): France-Soir

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C’est une inquiétude parmi beaucoup d’autres sur la possible propagation du "virus chinois" : la transmission par les colis en provenance de Chine.  Comme pourrait le dire un proverbe chinois, les virus atteignent plus rapidement les esprits que les colis. Les spécialistes disent pourquoi.
 
Même avec seulement quatre cas avérés, pour l’heure, sur le territoire français, le coronavirus suscite de nombreuses peurs. L’une d’entre elles est particulièrement répandue sur les réseaux sociaux (sous le hashtag #aliexpress) mais fait aussi l’objet d’appels au centre 15: peut-on être contaminé par le virus en recevant un colis en provenance de Chine? Du type de ceux commandés sur les sites des géants du e-commerce Alibaba et Wish (bien que cette dernière plateforme soit américaine).
 
 
Risque zéro
 
Pour préserver la planète des émissions de CO² émises par les cargos, la trésorerie de nos commerçants et le porte-monnaie de nos compatriotes, on pourrait dire oui. Mais en fait non. Pour le ministère de la Santé, «le risque d’être infecté par le coronavirus en touchant un objet importé de Chine est extrêmement faible». 
 
Interrogé par France Info, Bruno Lina, professeur de virologie aux Hospices civils de Lyon se montre plus catégorique: «Le risque est égal à zéro». 
 
Le virus ne survit pas au voyage
 
Plusieurs raisons poussent en effet les scientifiques à se montrer rassurants, en l’état actuel des connaissances sur le coronavirus. Tout d’abord, le virus, quand bien même il serait déposé sur un colis, se dégrade en quelques heures dès lors qu’il est en contact avec l’air. Même en milieu humide, il ne survit que quelques jours.
 
Et quand bien même il serait plus résistant. La période d’incubation du virus est de 14 jours maximum, beaucoup moins de temps qu’il n’en faut au colis chinois pour arriver en France par transport maritime. Rappelons enfin que la transmission du coronavirus se fait par les postillons issus d’une toux ou d’un éternuement et lors d’un contact étroit entre deux personnes. 
 
Bref, pour vous informer, mieux vaut consulter le site du ministère de la santé que les réseaux sociaux. 
 
 En attendant  et face à la peur d’une épidémie, les stocks de masques médicaux ont fondu chez les pharmaciens. Dans la rue à Paris, on croise des piétons masqués, essentiellement près des sites touristiques et ses contingents de touristes chinois. Mais s’ils avaient raison?

Ce virus est-il « méchant »?

Les coronavirus peuvent se manifester sous la forme d’un rhume comme d’une complication respiratoire (Sras). Celui actuellement en œuvre depuis la Chine est de la même famille que celui de 2003. Toutefois, le 2019 -nCoV  serait moins mortel (2,3 % des contaminés)  que son prédécesseur (près de 10%) mais plus contagieux. D’ailleurs l’Oms a fait son mea culpa. Depuis le 22 Janvier elle annonçait un risque faible de contamination au niveau mondial. Elle a hier admis une erreur et a relevé son niveau de vigilance.

Par ailleurs, le propre d’un virus est de muter. Donc la prudence est évidemment de mise.

Pour s’en protéger, on fait comme pour une grippe. On se lave les mains plusieurs fois par jour et on évite d’être dans les postillons d’un malade. Pour l’instant, il n’existe pas de traitement curatif, ni vaccin. On traite cela au paracétamol et aspirine. Des antirétroviraux sont à l’essai.

Le risque en France est-il majeur?

Premier pays Européen à avoir été atteint par l’épidémie venue de Chine, la France est particulièrement mobilisée. Il faut dire qu’en plus de sa forte communauté Chinoise, Paris attire beaucoup de touristes venus de Chine.

Il était donc normal de se pencher sur la question. Le ministère de la Santé a minimisé le phénomène la semaine dernière, avant de s’apercevoir depuis deux jours et comme l’Oms, qu’il fallait s’en inquiéter, même un peu. 

Un quatrième cas de contamination a été détecté en France. Selon le directeur général de la Santé, il s’agirait d’un touriste Chinois. Hospitalisé à Paris, cet homme âgé d'environ 80 ans vient de la province de Hubei, la plus touchée de Chine, et se trouve actuellement en réanimation. Un cas grave donc contrairement aux 3 autres malades (1 à Bordeaux, les 2 autres à Paris) dont l’état n’inspirerait pas d’inquiétude. 

Le contrôle sanitaire aux aéroports français pour les passagers venant de Chine a été instauré.

 

Auteur(s): France-Soir


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