Obésité: quatre patients sur dix subissant une chirurgie n'ont pas bénéficié d'un parcours préopératoire optimal

Obésité: quatre patients sur dix subissant une chirurgie n'ont pas bénéficié d'un parcours préopératoire optimal

Publié le :

Jeudi 13 Octobre 2016 - 07:59

Mise à jour :

Jeudi 13 Octobre 2016 - 08:00
Les opérations visant à réduire l'obésité ne sont pas des actes anodins. Ils nécessitent un suivi, mais surtout un parcours préopératoire qui est loin d'être toujours respecté.
©Tony Alter/Flickr
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La rédaction de FranceSoir.fr

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Les patients obèses prêts à subir une opération, souvent lourde, pour enfin perdre du poids sont-ils réellement bien préparés? Une étude de la Haute autorité de santé (HAS) vient en effet semer le doute. Selon l’organisme, qui a mené son enquête sur 172 établissements pour l’année 2015, pas moins de quatre patients sur dix n’ont pas eu un suivi correct de le parcours de soin assurant une prise en charge optimale de l’opération. Les principales carences constatées se situent surtout en amont de l’acte chirurgical.

En principe, un patient qui se prépare à une chirurgie dite "bariatrique" (qui modifiera l'absorption des aliments), doit passer plusieurs examens avant de se retrouver sous le scalpel. Un bilan de comorbidité (à savoir une analyse précise des risques pour la santé du patient de son obésité), puis un bilan endoscopique et enfin une évaluation psychologique doivent être réalisés. Si tous les voyants sont au vert, alors l’opération peut-être envisagée dans de bonnes conditions, et être complétée ensuite par un suivi, le plus souvent à vie. Or, ce parcours idéal n’est une que réalité que pour six patients opérés sur dix.

Les auteurs de l’étude souligne également que les chiffres varient fortement selon les établissements avec des pratiques hétérogènes. Un manque d’homogénéité qui, en principe, devrait prochainement disparaître: dès 2017, tous les établissements de santé français pratiquant des chirurgies bariatriques devront participer à la mesure de la qualité de leur prise en charge préopératoire, pour pousser les professionnels à définitivement adopter les "bonnes pratiques".

 

Un examen physique poussé et une expertise psychologique sont en principe nécessaires avant l'opération.


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