Perturbateurs endocriniens: des étiquettes pour protéger les femmes enceintes

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Perturbateurs endocriniens: des étiquettes pour protéger les femmes enceintes

Publié le 17/01/2020 à 11:55 - Mise à jour le 18/01/2020 à 00:24
Alicia Petresc / Unsplash
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Auteur(s): France-Soir

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L’Assemblée nationale vient de se prononcer pour que les fabricants signalent les produits contenant des perturbateurs endocriniens avec un pictogramme clair et visible, qui aiderait les les femmes enceintes à choisir les produits les moins nocifs pendant leur grossesse.

L'information sur l'exposition aux produits nocifs dans notre vie quotidienne est aujourd'hui très insuffisante. C’est pour cette raison que l’Anses (Agence nationale de sécurité sanitaire de l’alimentation, de l’environnement et du travail) projette de lancer un site internet officiel d’information “fiable, scientifiquement rigoureuse et régulièrement actualisée”, permettant de limiter l’exposition aux perturbateurs endocriniens, ces agents qui agissent sur l'équilibre hormonal et qui même chez l'adulte peuvent altérer certaines fonctions, pas seulement sexuelles.  

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En raison des dangers spécifiques auxquels sont exposés les femmes enceintes, ce site s’adressera dans un premier temps aux couples en âge de procréer, aux femmes enceintes et aux parents de jeunes enfants afin de mieux informer sur les risques associés aux produits chimiques de consommation courante. Certains aliments peuvent contenir de l'alcool, des médicaments, mais aussi ces produits contenant ces fameux perturbateurs endocriniens qui peuvent pertuber le développement d'un foetus.

L'Assemblée propose continuer les recherches et de définir une réglementation au niveau européen

Dans un rapport parlementaire récent, Laurianne Rossi (LREM), Claire Pitollat (LREM) et Michel Vialay (LR) recommandent de renforcer les actions au niveau européen, non seulement en matière de réglementation, mais aussi d’information et de recherche. Il faudra attendre les résolutions prises au niveau européen pour éviter les doublons dans les lois françaises. Selon la secrétaire d'Etat Brune Poirson, le pictogramme français pourrait se superposer à un éventuel pictogramme différent imposé par Bruxelles, et cela pourrait être source de confusion pour le consommateur.

L’open data pour protéger le consommateur

Alors que la question du pictogramme n’est toujours pas tranchée, l’Assemblée a voté à l’unanimité, et avec l’aval du gouvernement, un amendement LREM en faveur d’une plus grande transparence sur les perturbateurs endocriniens. Les fabricants seront obligés de mettre en ligne et en open data les informations sur la présence de perturbateurs endocriniens dans leurs produits. Ces bases de données serviront à des applications d’aide à la consommation du type Yuka, qui permettent au consommateur d’être immédiatement alerté simplement en scannant une étiquette.

Cependant, pour certains parlementaires, les données ouvertes ne suffisent pas pour donner de la visibilité à ce type d’information. Par exemple, pour Michel Vialay (LR) cette mesure manquerait de praticité: "Vous pensez sérieusement qu'une femme enceinte a le temps d'aller regarder en open data. On a besoin que ce soit clair", a-t-il déclaré à l’Assemblée.
Selon Valérie Beauvais, un pictogramme serait plus efficace car “ça ne coûte rien et c’est très visuel pour les personnes qui font les courses de manière très rapide”.

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Auteur(s): France-Soir


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