Polémique sur la pilule contraceptive: quelles alternatives pour les femmes

Contraception

Polémique sur la pilule contraceptive: quelles alternatives pour les femmes

Publié le :

Mardi 19 Septembre 2017 - 13:02

Mise à jour :

Mardi 19 Septembre 2017 - 13:11
La méfiance envers la pilule contraceptive gagne du terrain en France. Ses effets secondaires sont encore l'enjeu de débats et polémiques. De nombreuses méthodes alternatives existent cependant.
© Mychele Daniau / AFP/Archives
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La rédaction de FranceSoir.fr

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La pilule contraceptive est de plus en plus une source d'interrogations pour les femmes. Et si les médecins se veulent rassurants, elle est parfois accusée d'avoir de nombreux effets secondaires tels que dépression, baisse de libido, carences en vitamines, voire certains cancers. Pour celles qui perdraient confiance en ce moyen de contraception, il existe plusieurs alternatives, présentant chacune leurs avantages et inconvénients.

La pilule est un contraceptif hormonal mais n'est pas le seul moyen d'administration.

L'anneau vaginal diffuse à travers la paroi vaginale les hormones qui, au contact de l’humidité et de la chaleur du vagin, passent dans le sang. Il agit en bloquant l’ovulation. Il doit être retiré au bout de quatre semaines et présente le risque d'être expulsé notamment après un rapport sexuel. Il n'est pas remboursé par l'assurance maladie.

Le patch doit lui aussi être renouvelé toutes les trois semaines et est considéré comme aussi efficace que la pilule. Il est cependant plus délicat à utiliser et nécessite donc de bien s'informer. Il n'est pas remboursé.

Un implant contraceptif, un bâtonnet de quatre centimètres de long et 2 mm de diamètre contenant un progestatif, bloque également l'ovulation. Il est inséré sous la peau du bras par un médecin ou une sage-femme et est efficace pendant trois ans et prescrit lorsque la pilule est contre-indiquée ou de difficulté à la prendre régulièrement. Il est remboursé à 65%. Une visite de contrôle doit être faite tous les trois mois. Un risque de trouble menstruel (aménorrhée, spotting) existe.

Le stérilet ou dispositif intra-utérin (DIU) est un dispositif contraceptif en forme de T prescrit et inséré par un médecin ou une sage-femme dans l’utérus. Il en existe au cuivre qui agissent comme spermicide ou au lévonorgestrel qui empêchent le passage des spermatozoïdes en épaississant les sécrétions vaginales.

Pris en charge également à 65%, ils peuvent être gardés de 4 à 10 ans pour le DIU au cuivre et 5 ans pour le stérilet hormonal. Ils peuvent être retirés à tout moment et une visite de contrôle est nécessaire après trois mois puis tous les ans.

Viennent ensuite les moyens de contraceptions dit "barrières". Les plus connus sont les préservatifs masculins et féminins. Ils ont l'avantage d'être aussi les seuls moyens efficace de protection contre les infections sexuellement transmissible (IST) comme le sida. En revanche, ce n'est pas le meilleur moyen de contraception.

Le diaphragme est une coupelle réutilisable en latex ou en silicone, à placer dans le vagin au moins 20 minutes avant le rapport sexuel, ce qui complique son utilisation. Il est partiellement pris en charge par l'Assurance maladie. Jugé un peu plus efficace que le préservatif, il l'est tout de même bien moins que les dispositifs hormonaux et ne protège pas des IST. Idem pour la cape cervicale - un dôme très fin en latex ou en silicone, réutilisable, à placer au niveau du col de l'utérus avant le rapport sexuel, au taux d'efficacité encore plus faible. L'efficacité de ces deux derniers moyens peut cependant être renforcée avec des gels, comprimés ou éponges spermicides. 

Il existe de nombreuses alternatives à la pilule, d'efficacité variable.

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