Prévention de la mort subite du nourrisson: vers une solution de dépistage?

Prévention de la mort subite du nourrisson: vers une solution de dépistage?

Publié le :

Lundi 19 Août 2019 - 14:40

Mise à jour :

Lundi 19 Août 2019 - 14:48
© LOIC VENANCE / AFP/Archives
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La rédaction de France-Soir

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Des médecins strasbourgeois viennent de publier une étude prometteuse pour la prévention de la mort subite du nourrisson.

La nouvelle fait naître l'espoir de pouvoir prévenir, et donc éviter, une partie non négligeable des morts subites du nourrissons, au nombre de 300 à 400 par an en France. Jusqu'ici très mystérieuse, cette pathologie mortelle des bébés pourrait ainsi être dépistée grâce à une simple prise de sang, c'est du moins ce qui apparaît envisageable à la lumière d'une nouvelle étude sur l'hyperactivité vagale.

Celle-ci, publiée mi-juillet par des médecins du CHRU de Strasbourg sur Public Library of science (source), une très sérieuse plateforme internet de publication scientifique, démontre ainsi les liens entre l'hyperactivité vagale et les malaises. Repérée par Ouest-France, la publication est "la première étude qui apporte une preuve biologique, aussi bien chez des adultes que chez des enfants qui font des malaises à répétition, qu’il y a chez certains une hyperactivité vagale et qu’on pourra leur proposer des traitements", selon le docteur Charlie De Melo, coauteur de l'article.

Concrètement, cette hyperactivité peut mener chez certains petits patients des arrêts cardiaques, et donc entraîner la mort. Or, c'est précisément cette origine du décès que se targuent de pouvoir mesurer les auteurs.

Explication du docteur Angelo Livolsi, également coauteur: "Jusqu’à présent, on était un peu perdu devant ces malaises car on était seulement sur des signes cliniques, mais là, en faisant une prise de sang, on peut mesurer l’importance de la surexpression et comment l’enzyme agit".

Enthousiastes, les chercheurs envisagent à terme un dépistage par test sanguin "à large échelle, en même temps que les autres dépistages néonataux" habituellement pratiqués sur des nourrissons âgés de trois jours.

Les auteurs de l'étude envisagent des dépistages par simple prise de sang.


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