Règles: quelles précautions pour éviter le choc toxique?

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Règles: quelles précautions pour éviter le choc toxique?

Publié le :

Mardi 23 Janvier 2018 - 12:56

Mise à jour :

Mardi 23 Janvier 2018 - 13:03
Le Bulletin épidémiologique hebdomadaire publié ce mardi par Santé publique France s'est intéressé au choc toxique. Cette maladie rare et qui peut être particulièrement grave est provoquée par l'usage de tampons lors des menstruations.
© LOIC VENANCE / AFP/Archives
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La rédaction de FranceSoir.fr

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Santé publique France s'est intéressé au choc toxique ce mardi 23 dans son dernier Bulletin épidémiologique. Cette maladie rare, mais qui peut être très sérieuse, est provoquée par l'utilisation de tampons lors des règles.

Une étude, réalisée dans les Pays-de-la-Loire entre 2013 et 2016, a démontré que le plus souvent, c'était une mauvaise utilisation des tampons qui était la cause de la maladie. Ainsi, certaines patientes avaient dormi toute une nuit avec le même tampon.

A voir aussi: Syndrome du choc toxique: le mannequin Lauren Wasser va se faire amputer de sa deuxième jambe

Cette pratique est pourtant loin d'être recommandée. Les marques inscrivent d'ailleurs des recommandations sur leurs produits et il est déconseillé de porter le même tampon durant plus de huit heures.

D'autres patientes avaient elles utilisé un tampon avant l'arrivée de leurs menstruations: un acte là aussi peu recommandé.

Selon les scientifiques qui ont réalisé cette étude, ce n'est pas toujours la composition des tampons qui serait la cause de la maladie. Une toxine présente dans le corps humain produite par le staphylocoque doré peut aussi être à l'origine de la pathologie. C'est pour cela qu'il est vivement recommandé de se laver les mains avant de mettre un tampon hygiénique.

"Quand on utilise une protection hygiénique intravaginale, tampon ou coupe menstruelle, le sang reste coincé et sert de milieu de culture au staphylocoque doré, qui va se multiplier. Quand il arrive à une certaine concentration, il se met à produire la toxine du choc toxique staphylococcique. Elle a la capacité de passer à travers la paroi du vagin et créer une inflammation dans le sang", a expliqué le professeur Gérard Lina à 20 Minutes.

En décembre dernier, le syndrome du choc toxique était la cause du témoignage du mannequin Lauren Wasser, atteint par la maladie. Déjà amputée d'une jambe à cause de cette pathologie, elle expliquait alors qu'elle allait se faire amputer de sa seconde jambe.

"Ma jambe gauche est un ulcère ouvert qui n'a ni talon ni orteil. Au fil des années, mon corps a produit beaucoup de calcium, ce qui fait que mes os poussent sur ce pied. En gros, mon cerveau dit à mes orteils de repousser, et je suis arrivée au point où j'ai dû subir une opération chirurgicale pour enlever ces os car c'était impossible de marcher. Je ne peux pas mouiller mon pied parce que c'est un ulcère ouvert. Dans quelques mois, je vais inévitablement devoir amputer mon autre jambe. Il n'y a rien que je puisse faire à ce sujet. Mais ce que je peux faire, c'est aider à faire en sorte que cela n'arrive pas à d'autres personnes", expliquait-elle au Washington Post.

La jolie jeune femme de seulement 24 ans continue à exercer son métier malgré sa maladie et compte témoigner pour que les autres jeunes femmes du monde entier soient vigilantes et informées sur cette maladie.

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Les conséquences de cette maladie sont en effet très graves: nécrose des extrémités, atteintes cardiaques, rénales ou même cérébrales…

Les symptômes quant à eux ne sont pas gynécologiques, ce qui souvent trompe les jeunes femmes. Fiévreuses, victimes de diarrhée ou de vomissements: elles croient souvent être atteintes d'une simple gastro. Une subite éruption cutanée est le seule symptôme qui ne s'apparente pas à une gastro-entérite. Il est conseillé de retirer son tampon au plus vite et de directement consulter un médecin.

Il est vivement déconseillé de garder un tampon durant toute une nuit afin d'éviter le syndrome du choc toxique lié aux règles.

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