Vers des greffes d'utérus au Royaume-Uni

Premiers essais cliniques

Vers des greffes d'utérus au Royaume-Uni

Publié le :

Jeudi 01 Octobre 2015 - 13:02

Mise à jour :

Jeudi 01 Octobre 2015 - 13:09
Une équipe de chercheurs britanniques vient de recevoir l'autorisation de procéder à des essais de greffes d'utérus sur des patientes. L'objectif: leur permettre de donner la vie.
©Flickr Creative Commons
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La rédaction de FranceSoir.fr

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Ce n'est pour l'heure qu'une expérimentation, mais elle est porteuse d'espoirs. Les chirurgiens britanniques de Womb Transplant UK ont annoncé avoir reçu, mardi 29, l'autorisation de procéder à des essais cliniques de transplantation d'utérus. L'objectif est de permettre à dix femmes nées sans utérus ou ayant dû subir une ablation pour raisons médicales, notamment à cause d’un cancer, et en âge de procréer de pouvoir le faire.

Des milliers de patientes sont concernées. En France, une femme sur 4.500 née ainsi sans utérus et environ 3.000 par an contractent un cancer du col de l'utérus débouchant parfois sur une ablation, et donc l'impossibilité de donner la vie.

Si un premier bébé est déjà né suite à ce type de greffe, l'an dernier en Suède, le contexte est cette fois différent puisque les organes seront prélevés sur des donneuses en état de mort cérébrale, comme l'a exigé l'Imperial College de Londres auquel les chercheurs sont associés.

Concrètement, l'étude doit démarrer l'an prochain, après une phase de sélection des candidates notamment. Selon la BBC, 300 femmes se sont déjà portées volontaires pour être receveuses mais une centaine seulement correspondraient aux critères de l'équipe médicale: avoir entre 25 et 38 ans, être en bonne santé et engagée dans une relation de couple stable ainsi que posséder des ovaires fonctionnels, capables de produire des ovules.

Une fois l'expérimentation démarrée, après la greffe, les sujets seront suivies pendant au moins un an pour éviter les rejets. Elles recevront ensuite par insémination artificielle un embryon. Les premières naissances ne devraient ainsi intervenir que deux ans après au moins, soit à partir de 2018.   

 

Si l'essai réussi, les premiers enfants pourraient naître en 2018.

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