CNIL: enquête sur "Knockin", l'application qui localise les sympathisants sarkozystes

CNIL: enquête sur "Knockin", l'application qui localise les sympathisants sarkozystes

Publié le :

Jeudi 17 Novembre 2016 - 15:04

Mise à jour :

Jeudi 17 Novembre 2016 - 15:33
©Patrick Hertzog/AFP
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La rédaction de FranceSoir.fr

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Lancée en septembre, l'application "Knockin" est utilisée par des militants de Nicolas Sarkozy pour leur permettre de localiser les sympathisants du candidat à la primaire à droite. Mais la Commission Nationale de l'Informatique et des Libertés (CNIL) s'interroge sur la sécurité des données et sur leur collecte, et a informé ce jeudi avoir lancé des investigations.

La Commission Nationale de l'Informatique et des Libertés (CNIL) a ouvert une enquête sur l'application smartphone "Knockin", lancé en septembre. Les militants sarkozystes l'utilisent afin de localiser de potentiels sympathisants du candidat à la primaire à droite, et ainsi favoriser le porte-à-porte ciblé. Mais la CNIL veut s'assurer de la sécurité des données, et a annoncé ce jeudi 17 que "l'instruction de ces investigations se poursuit".

Au lancement de "Knockin" qui signifie "frapper à la porte" en anglais, RMC avait affirmé que les données avaient été recoupées avec les réseaux sociaux. Par exemple, si une personne "like" la page Facebook de Nicolas Sarkozy ou une de ses publications sur Twitter, elle sera alors considérée comme un sympathisant de l'ancien chef de l'Etat. 

La CNIL avait publié le 8 novembre un guide en partenariat avec le Conseil supérieur de l'audiovisuel (CSA), car l'arrivée des élections primaires en amont des présidentielles "suscite des questions particulières en termes de protection des données". Ils ont rappelé que "la collecte massive de données issues des réseaux sociaux n'est pas légale en l'absence d'information des personnes concernées".

Les responsables de "Knockin" ont affirmé que l'application était  "parfaitement légale et en règle avec  les préconisations de la CNIL". "Nous ne collectons que des informations publiques basiques", avait affirmé au JDD Axel Calandre, le conseiller digital de l'équipe de Nicolas Sarkozy.

Contacté par le Huffington Post, il a également assuré que la quasi-totalité des données étaient recueillies via la plate-forme du politique, NicolasSarkozy.fr

 

Les responsables de Knockin ont affirmé que l'application était "parfaitement légale et en règle avec les préconisations de la CNIL".

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