D'ici 25 ans à 50 ans, la majorité des espèces de singes pourraient disparaître à cause de l'homme

D'ici 25 ans à 50 ans, la majorité des espèces de singes pourraient disparaître à cause de l'homme

Publié le :

Jeudi 19 Janvier 2017 - 19:48

Mise à jour :

Jeudi 19 Janvier 2017 - 19:48
Dans une étude alarmante parue mercredi dans la revue américaine "Science Advances", 31 primatologues alertent sur la possible extinction de 60 % des espèces de primates d’ici 25 à 50 ans. Le principal responsable de cette disparition programmée, c’est l’homme
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La rédaction de FranceSoir.fr

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Les primatologues tirent la sonnette d'alarme. "Ce qui est inquiétant c'est qu'environ 60 % des espèces de primates sont désormais menacées de disparaître et que quelque 75% voient leurs populations décliner", ont résumé 31 chercheurs dont les travaux analysant chaque espèce connue sont parus mercredi 18 dans la dernière édition de la revue américaine Science Advances.

Sans surprise, le principal responsable de cette disparition programmée, c’est l’homme, cousin le plus proche des primates, mais aussi le plus dangereux.

La déforestation qui résulte de l'expansion de l'agriculture, notamment pour la production d'huile de palme, de soja et de caoutchouc, figure parmi les principales explications.  En 2015, des incendies de forêts volontaires ont détruit en quelques mois 1,7 million d’hectares sur les îles de Kalimantan et de Sumatra (Indonésie), provoqués pour étendre des cultures sur brûlis, afin d’y planter des palmiers à huile. Ainsi, de nombreux orangs-outangs ont été chassés de leur habitat naturel par les fumées toxiques, qui ont également intoxiqué des dizaines de milliers de personnes.

L'extraction d’hydrocarbures et le développement de barrages hydrauliques sont aussi pointés du doigt. Le commerce de primates, illicite ou légal, est également évoqué, 450.000 primates ayant été vendus entre 2005 et 2014, auxquels s'ajoutent les 11.000 singes commercialisés en morceaux. 

Le professeur Paul Garber, l’un des primatologues qui a travaillé sur l’étude, estime que "s’attaquer à la pauvreté locale et réduire la croissance de la population sont des composants indispensables pour la préservation des primates".

 

Le principal responsable de cette disparition programmée du singe, c’est l’homme


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