Histoire du COVID-19 – chapitre 4 - Partie 3 : Le virus à l'origine de l'épidémie de 2002-2003 identifié dans une colonie de chauves-souris du Yunnan

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Histoire du COVID-19 – chapitre 4 - Partie 3 : Le virus à l'origine de l'épidémie de 2002-2003 identifié dans une colonie de chauves-souris du Yunnan

Publié le 26/10/2020 à 16:08
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Auteur(s): Valère Lounnas avec la collaboration de Gérard Guillaume pour FranceSoir

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Retrouvez la partie 1 et la partie 2 

Shi Zheng Li a remonté la route des trafiquants de chauves-souris pour débusquer le virus à l'origine du SARS de 2002-2003

En 2015, Shi Zheng Li écrivit concernant les deux coronavirus particuliers qu'elle avait identifiés à la suite de sa campagne de surveillance effectuée en 2013 dans le Yunnan (dans une grotte située à 1 km d'un village à 60 kilomètres de Kunming): « Le séquençage complet des génomes a révélé que les virus Rs3367 et RsSHC014 partageaient plus de 95% d'identité avec les virus SARS-Cov humains et de civettes, ce qui était remarquablement plus élevé que l'identité de séquence de n'importe quel autre virus SL-Cov identifié (76 à 92%).» Quel miracle ! Était-ce vraiment contre toute attente comme elle semble le suggérer dans sa publication ?

Pour les journalistes la question se posent encore de savoir comment le virus est passé de la grotte de Kunming aux marché aux fruits de mer de Canton à quelques 1500 km de distance. Pour un esprit rationnel cela signe indubitablement qu'un trafic de chauves-souris capturées dans le Yunnan a certainement alimenté le marché aux animaux sauvages de la ville de Canton située dans la province du Guangdong. Dans son article, Shi Zheng Li n'explique pas pourquoi elle a fait une campagne dans le Yunnan en 2013, mais il n'est pas interdit de penser qu'elle s'était renseignée sur les trafics de chauves-souris pour en remonter la piste. C'est en tout cas ce que tout chercheur scientifique aurait tenté de faire en suivant la logique d'un enquêteur. Il faut noter que ces marchés aux animaux sauvages dont les chinois sont si friands se sont développés dans les années 1990, après la crise de la place Tiannamen en 1989, et la création d'un libéralisme radical par les autorités communistes. Ce fut l'avènement de la libre entreprise en Chine dans un esprit de business sans contrôle et de trafic en tout genre.

Il y a à présent en Chine des dizaines de milliers de marchés où s'entassent pêle-mêle des dizaines d'espèces d'animaux parfois réellement sauvages, comme des chauves-souris, ou très souvent du gibier d'élevage. Ces marchés peuvent s'étendre sur des surfaces géantes de plus de 100 hectares au sein de mégalopoles de plus de 10 millions d'habitants chacune. Ils constituent des bombes biologiques à retardement. Il n'a pas fallu 13 ans pour qu'une première zoonose de coronavirus émerge à Canton en octobre 2002. 17 ans après nous assistons impuissants à celle du SARS-Cov2, officiellement accrédité au marché aux animaux sauvages de Huanan à Wuhan. Ces marchés génèrent 100 milliards d'euros de chiffre d'affaire annuel et font vivre des millions de Chinois...

C'est un tel problème pour la Chine qu'elle n'a pas hésité à faire marche arrière en ce qui concerne le marché de Huanan avec l'annonce de Gao Fu, directeur du Centre chinois de contrôle et de prévention des maladies qui déclarait fin mai : « les prélèvements effectués là-bas (le marché de Huanan, NDA) début janvier n'avaient relevé aucune présence de virus sur les animaux. »(source CNEWS). D'ailleurs, CNEWS avec l'à-peu-près journalistique qui consiste à affirmer sans vérifier les informations se trompe dans son titre en affirmant que les premiers cas ont été détectés sur le marché aux fruits de mer. Au chapitre 1 nous avons montré qu'en réalité les premiers cas officiellement détectés en décembre 2019 n'avaient pas été en relation avec le marché de Huanan ou un des autres marchés annexes de ce type à Wuhan. D'autre part, des revues radiologiques rétrospectives ont montré que les tous premiers cas non détectés avaient eu lieu à la mi-novembre 2019 sans qu'aucune enquête n'ait eu lieu sur les lieux fréquentés par les patients ou les personnes avec lesquelles ils avaient été en contact.

En tout cas, cette déclaration de Gao Fu est l'inverse de celle qu'il avait faite 4 mois plus tôt, le 22 janvier 2020, quand il affirmait au reste du monde que le foyer de l'épidémie était le marché aux fruits de mer de Huanan. Devant un tel revirement, les gouvernements occidentaux restent paralysés et ne demandent toujours pas de compte à la Chine qui continue de se vautrer sans complexe dans la désinformation à répétition. On peut dire qu'elle aurait tort de se gêner. Cette dernière annonce n'a pour but ni la transparence ni la recherche de la vérité. Elle est venue à un moment où la thèse du pangolin, hôte intermédiaire, commençait à être sérieusement mise en doute sur le plan scientifique, par une publication parue le 14 mai dans PLOS Pathogène, une revue de prestige. Cet article semble avoir d'autant plus de poids qu'il est fait par des chercheurs chinois affiliés au Laboratoire Central de Préservation et d'Utilisation des Ressources Animales de Guangdong !

Nous verrons minutieusement au cours de chapitres suivants quel crédit on peut apporter à cette affirmation. Le mode de communication de la Chine sur les faits essentiels entourant le départ de l'épidémie à Wuhan étant, depuis le début, le fruit de manœuvres de désinformation telles que le fait que ce soit une équipe de chercheurs chinois qui démontre scientifiquement que ce n'est pas le pangolin le responsable, peut paraître suspect.  Les autorités Chinoises se sont-elles trouvées dans l'obligation d'adapter leur discours officiel ou bien ont-elles planifié une annonce qui leur permettait de noyer habilement le poisson en ce qui concerne le marché aux fruits de mer de Wuhan, et par conséquence ceux du reste de la Chine ? D'une part, elle laissait entendre, que ce n'était pas la peine de fermer les marchés à risque puisque l'épidémie de Wuhan ne viendrait pas de là. D'autre part, elle laissait quand même planer le doute puisqu'elle avait fait procéder à la destruction des échantillons prélevés dont on ne sait pas si la liste incluait des chauves-souris ou pas.

De son côté, l'OMS reprend sans surprise la même explication comme le rapporte l'article de CNEWS : « il est même certain qu'il [NDA, le marché de Huanan] a joué un rôle. Mais quel rôle nous ne savons pas, que ce soit la source ou le cadre amplificateur ou simplement une coïncidence que certains cas ont été détectés sur et autour de ce marché», a déclaré Peter Ben Embarek, expert de l'OMS en matière de sécurité alimentaire et de zoonoses, lors d’une conférence de presse virtuelle à Genève au début du mois. » (source CNEWS)

Dans ce brouillamini de désinformation qui dessert la Chine émerge alors la possibilité décrite par Colin Carlson, professeur à l'université de Georgetown, USA, et spécialiste de la propagation des virus zoonotiques, qui évoque l'hypothèse de la présence sur le marché de Wuhan d'un «super propagateur» au début de l'épidémie. C'est-à-dire un individu qui aurait transmis le virus à beaucoup plus que les 2 à 3 personnes que contamine en moyenne un malade du coronavirus. Les super contaminateurs existent bel et bien, comme ce médecin de Canton qui avait soigné des patients du SARS et qui avait lui-même fini par contaminer en quelques minutes, le 21 février 2003, 16 personnes qu'il avait croisé dans le couloir de l'hôtel Hilton de Hong Kong avant de mourir dans les jours qui suivaient. De même l'épidémie de Covid-19 a éclaté en Alsace probablement suite à un rassemblement religieux de 2000 évangélistes organisé par l'église de la Porte Ouverte Chrétienne dans le quartier de Bourtzwiller à Mulhouse. On ne sait exactement qui était présent à ce rassemblement assez confidentiel, avec des participants venus potentiellement de toute la France et même de l'étranger, mais on pense qu'un seul malade aurait pu en contaminer quelques dizaines en un weekend, sans compter un nombre important de Chinois présents dans la région (Colmar) en raison d’émission de TV réalité sur la cuisine, à destination de la Chine. Finalement ce n'est pas un hasard si l'épidémie de SARS-Cov2 a véritablement explosé en France à partir de la conurbation Colmar-Mulhouse dans le Haut-Rhin. Mulhouse est jumelée avec Bergame qui est la ville martyre italienne la plus effroyablement touchée par le Covid-19 et d'où est partie l'épidémie en Italie le 25 janvier 2020. Avec son aéroport international à bas coût (Bergamo Orio al Serio), Bergame était avant l'épidémie le lieu de transit d'innombrables travailleurs chinois, dont une partie venait de Wuhan, et qui étaient employés dans le textile et la confection dans la région autour de Milan. Jining qui a été le deuxième centre épidémique en Chine après Wuhan était également jumelée avec Mulhouse.

Tout cela masque la réalité de la situation et il faut rester très prudent vis à vis de toutes les déclarations officielles provenant de la Chine, de l'OMS ou de nos propres gouvernants qui jusqu'à maintenant n'ont pas fait preuve d'un grand discernement dans la prévention et la gestion de l'épidémie.

En résumé, la Chine n'a pas mené d'enquête officiellement auprès des tous premiers patients ayant présenté des symptômes respiratoires dus à une pneumonie atypique (chapitre 1) en dehors du marché du Huanan entre la mi-novembre et début décembre. Elle se contente de dire : (1) que le virus ne vient pas initialement du marché de Huanan et (2) laisse le soin aux médias occidentaux d'affirmer que le virus est d'origine animale. Une recette qui l'arrange au plus haut point.

En ce qui concerne les marchés aux animaux sauvages, suite à l'épidémie mortelle de SARS de 2003 qui a été contenue à temps, le gouvernement chinois ne les a pas fermés malgré la demande pressante de l'OMS et d'autres instances internationale. Elle n'a toujours pas l'intention réelle de les fermer. Comme d'habitude le flou le plus artistique règne entre la réglementation chinoise d'interdiction de trafic et de vente d'animaux sauvage, instaurée après 2003, et la réalité sur le terrain. La santé de l'humanité est prise en otage par la Chine. L'analyse brute des chiffres montre qu'avec seulement 4600 morts et une épidémie maîtrisée la Chine vient de remporter par la force des évènements une victoire écrasante contre l'occident et surtout sur son frère ennemi que sont les USA où on dénombre, au 16 septembre 2020, plus de 200.000 morts du Covid-19. Aujourd'hui, 6 octobre 2020, 9 mois après sa révélation au monde la pandémie court encore un million de morts au total dans le monde. Mais ce chiffre est dérisoire comparé à ce qui pourrait arriver dans le futur si la Chine s'obstinait à maintenir une triple menace sur le monde avec ses marchés aux animaux sauvages, ses recherches universitaires civiles sur les coronavirus GOF et ses recherches militaires plus ou moins affichées.

 

A la différence du SARS-Cov de 2003 il plane un énorme doute sur l'origine naturelle du virus de SARS-Cov2 de 2019

L'origine du virus n'est pas établie de façon certaine et son génome présente des caractéristiques très troublantes pour lesquelles une explication naturelle semble peu vraisemblable selon un bon nombre de chercheurs qui n'hésitent pas à l'affirmer publiquement, surtout à l'étranger. Pas mal d'autres se contentent de l'affirmer dans leur cercle amical, sans oser toutefois en témoigner ouvertement tant il est à présent difficile, et surtout dangereux professionnellement, de porter un avis critique en France sur quoi que ce soit qui ne rentre pas dans la pensée consensuelle. En tant qu'auteur de ce texte nous pensons que cette pensée unique est imposée par les médias au service de l'oligarchie mondialiste mais nous admettons qu'il s'agit là d'un avis purement politique. Laissons le lecteur interpréter cet état de fait de la façon la plus indolore qu'il souhaite pour la représentation de la société dans laquelle nous vivons. 

Comme nous l'avons vu au chapitre 1, il y a eu destruction de preuve, rétention d'information et défaut volontaire d'investigation scientifique de la part de la Chine. De ce fait la question de l'hôte intermédiaire, qui serait le pangolin, est devenue très complexe car elle n'a pas pu être résolue avec suffisamment de fiabilité et soulève beaucoup d'interrogations comme nous le verrons dans le prochain chapitre. Cela conforte évidemment la thèse non officielle à caractère complotiste que le virus ne proviendrait pas du marché du Huanan mais plutôt de l'institut de virologie de Wuhan et de son mythique laboratoire P4 dont l'institut est doté depuis 2015.

La réalité semble avoir dépassé la fiction avec l'interview spectaculaire du Pr Montagnier, prix Nobel de Médecine pour la découverte du virus du Sida, diffusée le 17 avril 2020, sur une chaîne de télévision grand public. Dans cette longue interview, il affirme que le génome du virus SARS-Cov2, responsable de la pandémie, présente des éléments exogènes d'information (EEI) qui ne peuvent pas être d'origine naturelle. Nous consacrons l'avant dernier chapitre de cet ouvrage aux travaux du Pr Luc Montagnier et du mathématicien Jean-Claude Perez qui leurs permettent de tirer cette conclusion terrible. Soulignons qu'ils ne sont pas les seuls et que de nombreuses interrogations ont été soulevées par d'autres chercheurs scientifiques établis, concernant le caractère naturel peu vraisemblable de certaines parties de la séquence génomique du virus, en particulier la présence d'une région de la séquence qui n'est apparentée à aucun autre coronavirus connu.

La thèse officielle, défendue par les chercheurs de l'Institut Pasteur, qui font référence en France en la matière, est que cette région qui semble provenir de nulle part est le fruit d'une recombinaison naturelle entre virus opérée par la nature. Dans une forme de raisonnement elliptique, cher à la communauté de recherche française et que l'on retrouve dans de nombreuses thèses, leur conclusion est que de toute évidence la nature est capable de faire ce type de réarrangement puisqu'il est observé, en excluant tout autre possibilité... Nous verrons cependant que ce raisonnement imparable se heurte pourtant à la théorie des probabilités et au fait que de nouvelles méthodes de génie génétique permettent depuis quelques années d'éditer un génome et d'y insérer des éléments de séquence, voire des gènes complets, sans laisser de trace de manipulation visible.

Auteur(s): Valère Lounnas avec la collaboration de Gérard Guillaume pour FranceSoir


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