La chasse aux météorites est ouverte sur l'ensemble du territoire français

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La chasse aux météorites est ouverte sur l'ensemble du territoire français

Publié le :

Mardi 31 Mai 2016 - 19:52

Mise à jour :

Mardi 31 Mai 2016 - 20:02
Le réseau Fripon a déclaré ce mardi le lancement de la chasse aux météorites en France. Une centaine de caméras et une vingtaine de récepteurs radio ont été déployés sur l'ensemble du territoire afin de repérer tout astéroïde de plus de dix mètres de diamètre qui survolera l'Hexagone. A terme, les scientifiques voudraient comprendre d'où viennent ces bolides.
©Capture d'écran YouTube
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La rédaction de FranceSoir.fr

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Ca y est. Fripon (Fireball Recovery and Interplenetary Observation Network, réseau de recherche de bolides et de matière interplanétaire), le premier réseau connecté de surveillance du ciel jamais réalisé, a déclaré ouverte la chasse aux météorites sur le territoire français ce mardi 31. “L’objectif est de récupérer toutes les météorites qui tombent en France, explique François Colas, de l’Institut de mécanique céleste et de calcul des éphémérides (IMCCE), cité par Sciences et Avenir. "Sur notre territoire, il tombe à peu près 10 à 20 grosses météorites par an. Or nous n’en récupérons qu’une tous les dix ans, contre une tous les deux ans au XIXesiècle. À l’époque, c’était souvent l’agriculteur qui voyait quelque chose tomber dans son champ, le ramassait et allait le porter à l’instituteur du village”, poursuit celui qui, avec Brigitte Zanda du Muséum national d’histoire naturelle et Sylvain Bouley de l’université Paris-Sud, est à l'origine de ce projet original.  

Mais les temps ont bien changé et les hommes ne regardent plus  le ciel. Ce sera donc aux 100 caméras de 360° de champ et aux 25 récepteurs radio déployés sur tout le territoire français qu'incombera la tache de repérer tout astéroïde de plus de dix mètres de diamètre qui survolera l'Hexagone par beau temps. Les donnée des radars météo et des sismographes devraient également aider. Chaque caméra est raccordée à un ordinateur. Les images sont passées automatiquement au crible d'un logiciel développé dans le but de repérer les évènement lumineux. Quand une détection survient, une alerte est transmise au calculateur situé à l'Université Paris-Sud. A partir de là, les chercheurs peuvent déterminer la taille, la masse et la vitesse du bolide et reconstituer son orbite et sa trajectoire pour déterminer plus ou moins précisément son lieu de chute, quand chute il y a, explique François Colas.

Reste alors aux scientifiques à se rendre sur le terrain pour retrouver le petit caillou. Pour ce faire, ils comptent sur la bonne volonté d'amateurs qu'ils formeront à la reconnaissance des météorites dans le cadre d'un programme intitulé Vigile-Ciel, piloté par le Muséum d'histoire naturel à partir de 2017. Ce projet consistera en outre "en la mise en place d’une mallette pédagogique et d’un portail Internet, où chacun pourra aller ­rechercher (...) des ­informations non seulement sur ces objets, mais également sur les cratères qui ont été produits par l’impact des plus gros d’entre eux. Comme, par exemple, celui de Rochechouart (Haute-Vienne), qui date de 200 millions d’années", indique Sylvain Bouley au Monde.

A terme, Fripon s'est donné pour objectif d'établir en dix ans l'orbite d'un millier de bolides pour en savoir plus sur leur origine. Les scientifiques ont également pour but de récolter et de procéder à l'analyse préliminaire des 50 à 250 météorites qui devraient tomber sur le territoire français au cours de cette période. Enfin, le projet vise à développer de nouvelles méthodes, permettant d’associer les spectres de ­lumière générés par les bolides à des classes connues de météorites, explique Le Monde.

Les météorites sont les objets les plus anciens du système solaire. Elles contiennent de nombreuses informations sur les conditions de formation du système solaire il y a 4,5 milliards d'années, la genèse des planètes et leur composition interne. 

 

Entre 50 et 250 météorites devraient tomber sur le territoire français dans les dix prochaines années.

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