Rosetta et Philae: des molécules organiques sur la comète

Aux origines de la vie

Rosetta et Philae: des molécules organiques sur la comète

Publié le :

Mercredi 19 Novembre 2014 - 15:03

Mise à jour :

Jeudi 20 Novembre 2014 - 09:28
Le robot Philae, de la mission Rosetta, aurait détecté sur la comète 67P/Tchourioumov-Guerassimenko des molécules de carbone. Cette découverte pourrait appuyer la théorie selon laquelle la vie sur Terre viendrait des corps célestes.
©CNES/DUCROS David/ESA/Rosetta/MPS for OSIRIS Team MPS/UPD/LAM/IAA/SSO/INTA
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Philae a beau être en sommeil au moins  jusqu'au printemps prochain, le petit robot de Rosetta posé le 12 novembre sur la comète 67P/Tchourioumov-Guerassimenko (dite "Tchouri") fait encore parler de lui. Il aurait en effet découvert des molécules organiques sur la comète. L'information n'avait pas encore été confirmée ce mercredi à midi par l'ESA (Agence spatiale européenne), mais a été dévoilé par l'un des responsables du système COSAC, le "nez" de Philae. Il aurait "reniflé" sur la comète des molécules  de carbone, l'un des éléments de base nécessaire à la vie.

Pour une partie de la communauté scientifique, la vie sur Terre aurait une origine extra-terrestre. Son apparition (il y a environ 4 milliards d'années) correspond en effet à une époque où notre planète était régulièrement frappée par des comètes et des astéroïdes. Celles-ci auraient donc apporté la vie sur une planète où les conditions de son développement étaient réunies. Collecter de nouvelles données sur ce phénomène est une des principales missions de Philae et de Rosetta.

Cela ne signifie évidement pas que de petits hommes verts se cachent sur Tchouri. Les équipes de la mission Rosetta s'attendaient d'ailleurs à trouver de telles molécules sur la comète. Mais il en existe de différentes sortes et toutes ne permettent pas l'apparition de la vie.

Il faudra donc encore patienter le temps que les données envoyées par Philae puissent être interprétées. L'atterrissage difficile du robot et l'épuisement rapide de ses réserves d'énergie avaient, dans un premier temps, mobilisé les scientifiques pour récupérer les informations plutôt que les examiner.

Sur sa zone d'atterrissage, Philae ne bénéficie que de quelques heures de lumière par jour. Ses panneaux solaires ne captent donc pas assez d'énergie et le robot a dû être mis en sommeil. Mais les instigateurs de la mission espèrent que le déplacement de la comète permettra de le réveiller au printemps 2015.

 

Avant d'être mis en veille, Philae a pu transmettre de précieuses informations.

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