Bicyclette pliante: la petite reine des grandes villes

Petite reine

Bicyclette pliante: la petite reine des grandes villes

Publié le :

Lundi 27 Octobre 2014 - 14:27

Mise à jour :

Mercredi 05 Novembre 2014 - 16:07
Pratique, plutôt performant et accessible à des prix raisonnables, le vélo pliant a la cote. Permettant d'allier rapidité des transports en commun et praticité de la bicyclette, il séduit un public urbain qui, sans être forcément sportif, s'en sert essentiellement pour les trajets domicile-travail.
©Dahon North America Inc
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Pierre Plottu

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Marche puis train/bus/métro (rayer la mention inutile) puis marche à nouveau. Voilà, le trajet domicile-travail type pour beaucoup de Français.

Alors, pour tenter de se simplifier la vie en supprimant des correspondances entre deux modes de transports, ils sont de plus en plus nombreux à se tourner vers la bicyclette. Une habitude qui, bien qu’encore minoritaire, n’en est pas moins en pleine expansion, d’autant qu’elle répond également aux préoccupations de développement durable.

Si l’idée paraît bonne, encore faut-il que les distances le permettent. Il n’est pas facile pour tout le monde d’avaler des dizaines de kilomètres sur sa bicyclette avant d’enchaîner avec sa journée de travail. Sans oublier qu’il faut ensuite rentrer chez soi…

C’est ici qu’intervient le vélo pliant. Peu encombrant, il permet de combiner transports en commun et petite reine pour les trajets de type domicile-train-travail, par exemple. D'autres solutions existent bien sûr, comme les systèmes de vélo-partage (type "vélib’"). Mais encore faut-il être dans une ville où il est disponible. Sans parler qu'il est parfois difficile de trouver un vélo en bon état et/ou disponible...

Avec son vélo personnel alors? Là, cela relève souvent du parcours du combattant, si ce n’est de la mission impossible. Les règles de la SNCF sont claires: pas de vélo dans la plupart des Trains express régionaux et le Transilien durant les heures de pointe, ou alors "démonté et transporté dans une housse". Quant aux bus, métros et autres tramways ou funiculaires, ils les interdisent carrément.

Avec un vélo pliant en revanche, ces moyens de transport vous ouvrent les bras, à condition toutefois que l'engin soit… plié. Pas plus gros qu’une valise (généralement moins de 80 cm de haut et 70 de large), il peut ainsi être rangé dans les porte-bagages des trains. Et, une fois arrivé au travail ou au domicile, il trouve aisément sa place dans un placard ou sous un meuble. 

Si le vélo pliant reste un marché de niche, représentant environ 1% des bicyclettes écoulées, il séduit. Ses ventes ont ainsi été multipliées par trois en quatre ans en France, atteignant pratiquement les 30.000 unités (contre 56.000 pour les vélos à assistance électrique), selon le Conseil national des professions du cycle, contacté par FranceSoir.

Seul point négatif: son poids, généralement compris entre 8 et 15 kilos. Certes, c’est moins que pour un VTT de milieu de gamme par exemple, mais cela reste un frein. Les fabricants ont trouvé la parade et certains modèles se plient de manière à pouvoir être tirés en roulant, plutôt que portés.

Pour tous les goûts et toutes les bourses

Côté performances, les modèles lourds, poussifs et aux mécanismes de blocage aléatoires appartiennent au passé. Devenue grand public –des marques comme Décathlon ou Giant ont leur propre gamme–, la bicyclette pliable est désormais plus légère, confortable et facile à manipuler. Même si –il faut être réaliste– les performances de la plupart des modèles ne permettent pas d’usage sportif intensif.

Côté prix, les modèles d'entrée de gamme se situent aux environs de 120 à 150 euros. Un prix qui peut grimper jusqu’à plusieurs milliers d’euros pour les plus haut de gamme, des petits bijoux de technologie munis d’une boîte de vitesse plutôt que d’un dérailleur (permettant de changer les vitesses à l'arrêt), d’une courroie plutôt que d’une chaîne (pour éviter de salir son pantalon) ou encore dotés d’un cadre en carbone, plus léger.

Pour autant, pas besoin de casser sa tirelire pour acquérir une bicyclette pliante fiable qui vous portera jusqu'à votre bureau. Pour la plupart des usages de ce type, il faut compter un budget allant de 250 à 500 euros, selon la distance à parcourir, le niveau de qualité souhaité, l'attention portée au design...

Attention toutefois à choisir un modèle d'une marque dont le service après-vente a pignon sur rue et qui est en mesure de fournir rapidement main d’œuvre et pièces détachées.

Les prix sont ainsi supérieurs à ceux des vélos classiques. Il faut cependant savoir que certaines régions ou collectivités proposent des subventions, pouvant aller jusqu'à 200 euros, pour les abonnés des transports en commun achetant une bicyclette pliante. Une prise en charge des parcours domicile-travail parcourus à vélo (calquée sur les frais kilométriques automobiles) est également en cours d'expérimentation à l'initiative du ministère des Transports.

Enfin, il ne faut pas oublier que le vélo pliant n'est pas réservé aux seuls travailleurs enchaînant les transports en commun. La petite reine, qui sait se faire discrète, se décline ainsi dans de nombreux modèles: pour les cyclotouristes, les promeneurs et même les adeptes du tandem.

Le vélo pliant sait se faire discret.

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