Les auto-écoles manifestent à Paris contre la loi Macron

Permis de conduire

Les auto-écoles manifestent à Paris contre la loi Macron

Publié le :

Vendredi 06 Février 2015 - 12:58

Mise à jour :

Vendredi 06 Février 2015 - 15:59
Plusieurs centaines d'auto-écoles ont lancé ce vendredi matin une opération escargot en Île-de-France. Elles reprochent à la loi Macron plusieurs mesures visant à libéraliser la formation des conducteurs et l'examen du permis de conduire.
©PGF/Sipa
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Les auto-écoles ont lancé ce vendredi matin une opération escargot à Paris. Plusieurs centaines de véhicules ont convergé depuis le périphérique vers la capitale dans la matinée sans occasionner de perturbations trop importantes. A 9 heures, Sytadin relevait 168 kilomètres de bouchons en Île-de-France, un chiffre relativement faible compte-tenu de l'action des auto-écoles. A midi, ne subsistaient qu'une cinquantaine de kilomètres de bouchons.

Les auto-écoles manifestent contre plusieurs volets de la réforme de la formation des conducteurs et de l'examen du permis de conduire prévus par la loi Macron dans le but de réduire le coût du permis et les délais d'attente. Pour cela, la loi prévoit entre autres que les loueurs de véhicules équipés de doubles commandes soient autorisés à former les candidats au permis. Une concurrence que les associations d'auto-écoles dénoncent au nom de la sécurité alors que le nombre de morts sur les routes a augmenté en 2014 pour la première fois depuis 12 ans. De même, ils s'insurgent contre la possibilité pour d'autres personnes que les inspecteurs du permis de conduire, des postiers notamment, de faire passer l'examen.

Les syndicats dénoncent une libéralisation outrancière faite dans la précipitation et en force par le ministère de l'Economie. Cela alors que des discussions sont engagées entre la profession et le ministère de l'Intérieur sur la réforme du permis de conduire.

Après un premier échec à l'examen du permis, le délai moyen avant de pouvoir retenter sa chance était en 2013 de 98 jours contre 30 à 40 pour les autres pays européens. Cet échec a concerné cette année-là 40% des candidats soit 530.000 personnes. Cette attente oblige souvent les élèves à prendre de nouvelles leçons pour un surcoût estimé à 500 euros en moyenne. 

Les associations d'auto-écoles manifestaient à Paris ce vendredi.

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