Taxis en colère: UberPop interdit en France dès le 1er janvier 2015

Taxis en colère: UberPop interdit en France dès le 1er janvier 2015

Publié le :

Lundi 15 Décembre 2014 - 13:23

Mise à jour :

Lundi 15 Décembre 2014 - 13:26
Face à la grogne des taxis, le gouvernement a annoncé ce lundi matin que les services du type UberPop seront interdits en France dès le 1er janvier 2015.
©Bastien Inzaurralde/AP/SIPA
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Pierre Plottu

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Le gouvernement veut calmer la grogne des taxis. Alors que la mobilisation devant bloquer les entrées de Paris, ce lundi matin, a finalement été moins importante que prévue, le ministère de l'Intérieur a annoncé qu'UberPop va être interdit dès le 1er janvier 2015. Or, c'est bien cette application de mise en relation entre passagers et chauffeurs non professionnels qui cristallise la colère des chauffeurs, qui dénoncent une concurrence déloyale.

"La loi de réglementation de la profession de taxi, des VTC (Voitures de tourisme avec chauffeur, NDLR), qui entrera en vigueur le 1er janvier prochain, est encore plus contraignante pour ce genre de sociétés", a ainsi annoncé le porte-parole du ministère de l'Intérieur Pierre-Henry Brandet sur i>Télé.

Selon lui, l'application, dès le début de l'année 2015, de la loi Thévenoud va rendre les services du type UberPop illégaux. "Non seulement c'est illégal de se prêter à ce service, mais en plus, pour le consommateur, il y a un véritable danger", a souligné Pierre-Henry Brandet.

En effet, étant de simples particuliers, les "chauffeurs" d'UberPop ne disposent pas d'assurance adéquate, ni de formation spécifique. Deux conditions qui sont pourtant obligatoires pour les taxis, par exemple.

La loi Thévenoud prévoit des sanctions pouvant aller jusqu'à deux ans de prison et 30.000 euros d'amende pour ce type d'infractions.

La décision du tribunal de commerce de Paris du vendredi 12 décembre de ne pas interdire l'application de la société Uber avait déclenché la colère des taxis. D'autant qu'en octobre dernier, la société avait déjà été condamnée à une amende de 100.000 euros pour avoir présenté son service comme une application de covoiturage, ce qu'elle n'est pas.

 

"Non seulement c'est illégal, mais en plus il y a un véritable danger", a dit à propos d'UberPop Pierre-Henry Brandet, porte-parole du ministère de l'Intérieur, ce lundi matin.


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