Le nouveau statut pour les chauffeurs de car longue distance entre en vigueur, avancée insuffisante pour la CGT

Le nouveau statut pour les chauffeurs de car longue distance entre en vigueur, avancée insuffisante pour la CGT

Publié le :

Vendredi 10 Mars 2017 - 17:34

Mise à jour :

Vendredi 10 Mars 2017 - 18:01
Après un accord trouvé entre les représentants des salariés et du patronat le 23 février, les chauffeurs d'autocar longue ont obtenu un nouveau statut spécifique incluant de nouveaux droits qui entrent en vigueur ce vendredi.
©Miguel Medina/AFP
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La rédaction de FranceSoir.fr

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A partir de ce vendredi 10, les chauffeurs d'autocar longue distance, véhicules aussi appelés "autocars Macron", bénéficient d'un statut spécifique qui encadre leurs conditions de travail et leurs rémunérations. Ce nouvel emploi est intitulé conducteur "SLO"

Le 23 février un accord a été trouvé entre la FNTV, la CFDT, la CFTC et CFE-CGC représentant les salariés et la FNTV et l'Unostra représentant le patronat. L'accord en question ajoute un "nouveau coefficient et donc une nouvelle catégorie de conducteurs", explique une responsable de la Fédération nationale de transports de voyageurs (FNTV).

Ce nouveau statut des conducteurs SLO modifie la rémunération de ces derniers. Le taux horaire à l'embauche est désormais fixé à 10,35 euros brut. "Un écart constant de +1%" précise un document consulté par l'AFP. Les chauffeurs longue distance ont pour habitude de travailler de nuit et donc de découcher. A ce titre, une prime de 6 euros brut pour chaque nuit passée hors du domicile leur est accordée. Ainsi que le droit à la restauration dans un hôtel et "d'un hébergement sur la base d'une chambre individuelle avec salle d'eau et sanitaires privatifs".

Le repos hebdomadaire a été modifié et chaque conducteur bénéficie "d'un nombre de dimanches et jours fériés non travaillés, hors 1er mai, par an fixé à 25". Ce seuil peut être abaissé en échange d'une compensation financière. Enfin une formation obligatoire de 3 jours tous les 3 ans est prévue pour les conducteur SLO.

Toutes ces mesures trouvées restent insuffisantes aux yeux de la CGT qui n'a d'ailleurs pas signé l'accord. L'association estime que l'accord occulte la réalité d'un travail pénible et rémunéré "proche du Smic". Jérome Vérité, secrétaire général de la CGT-Transports, cité par Ouest France, reproche une prime de découcher "trop faible" et un repos de deux jours hebdomadaires "impératifs au vu des contraintes professionnelles imposées aux conducteurs" qui ne s'inscrit dans la durée. 

Le repos hebdomadaire a été modifié et chaque conducteur bénéficie "d'un nombre de dimanches et jours fériés non travaillés, hors 1er mai, par an fixé à 25".


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