Voiture avec radar embarqué privé: premiers contrôles en Normandie ce vendredi

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Voiture avec radar embarqué privé: premiers contrôles en Normandie ce vendredi

Publié le :

Vendredi 20 Avril 2018 - 10:51

Mise à jour :

Vendredi 20 Avril 2018 - 11:04
Ce vendredi, les premiers contrôles effectués par des radars embarqués dans des voitures conduites par des salariés d'une entreprise privée démarrent en Normandie, région pionnière. Le dispositif devrait se répandre à partir de 2019.
© JEAN-SEBASTIEN EVRARD / AFP/Archives
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La rédaction de FranceSoir.fr

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Il y avait déjà le stationnement dans certaines agglomérations. Ce sera maintenant pour la première fois les contrôles de vitesse par radar qui passeront dans les mains du secteur privé, à partir de ce vendredi 20. Dans un département pour commencer: celui de l'Eure, avant d'étendre, en principe, le dispositif en 2019 et assurer une couverture complète du territoire du territoire d'ici fin 2020.

Le principe est simple: les radars sont embarqués dans des voitures banalisées conduites par des chauffeurs d'une société privée prestataire de service pour l'Etat. Cependant la dimension régalienne de la sanction pour manquement au code de la route est préservée: le trajet du chauffeur est déterminé par la préfecture et le radar envoie directement les données captées à un ordinateur central auquel le prestataire de service n'a pas accès. Ce sera donc bien une autorité publique qui, en bout de ligne, dressera et enverra la contravention.

Lundi 16, le ministre de l'Intérieur Gérard Collomb rappelait à l'antenne de Public Sénat que le prestataire n'est "pas rémunéré au nombre de PV" mais via "un forfait fixé à l'avance".

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Le projet avait été testé à titre expérimental depuis le début de l'année 2018 mais va fonctionner à plein régime à partir de ce vendredi 20. L'avantage du dispositif: ne plus avoir à mobiliser un ou plusieurs gendarme(s) pour conduire un véhicule équipé d'un radar, mais consacrer à plein temps un salarié dédié. Cela permet à la fois de libérer des hommes pour d'autres missions de sécurité, et de faire tourner une voiture huit heures par jour, de quoi assurer une meilleure couverture en termes de sécurité routière.

Avec à la clé une hausse des verbalisations, mais dont le seul but est de faire baisser la mortalité routière comme l'assure Emanuel Barbe, délégué interministériel à la Sécurité routière, à France Info: "Le nombre de flashs va augmenter dans un premier temps mais les automobilistes vont s'adapter. Il n'y a aucun objectif financier. Le seul est d'épargner des vies".

Les contrôles seront réalisées par une entreprise privée.

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