Société

Rumeurs - Fausse alerte au chikungunya dans le Sud

Samira El Gadir, le jeudi 27 mars 2008 à 04:00

lu 1125 fois · commentaire4 commentaires Printer User_go Twitter Viadeo Wikio Digg_france

Depuis plus d’un mois, de nombreux journaux évoquent un risque de chikungunya dans certains départements du Midi, comme l’Hérault ou encore dans l’Aude. Pour les spécialistes, « il n’en est rien ».

L’an dernier, on apprenait que le moustique vecteur de la maladie chikungunya avait été identifié en Bosnie, en Grèce, en Italie, mais aussi dans nos Alpes-Maritimes. « L’Aedes Albopictus, même s’il est localisé dans une région, n’est qu’un vecteur potentiel… explique le directeur de la communication de l’Entente interdépartementale pour la démoustication du littoral méditerranéen (EID), organisme implanté à Montpellier. Ce qui signifie que sa seule présence ne suffit pas pour répandre le virus dans les Alpes-Maritimes. Et encore moins dans l’Hérault ou dans l’Aude où sa présence n’est même pas signalée. »

Facteurs aggravants

Dans le même temps, la presse locale affirme qu’à Montpellier et dans d’autres villes de l’Hérault, on surveille avec vigilance l’arrivée du moustique tropical. La chaleur et la pluviométrie caractéristiques à cette région seraient « des facteurs aggravants » à la venue de l’Aedes Albopictus et d’autres moustiques nocifs, notamment l’Aedes Aegypti, vecteur de la dengue et de la fièvre jaune.

« Il n’en est rien », rétorque le docteur Jean Cousserand, secrétaire du conseil scientifique de l’EID. « L’Aedes Aegypti ne s’est jamais adapté à nos régions. Nous n’avons jamais retrouvé ce type de moustiques dans l’Hérault ou dans l’Aude. Il est même excessif de parler d’un quelconque risque de chikungunya. Ce qu’il s’est passé à la Réunion n’arrivera jamais chez nous », conclut le spécialiste.

Edition France Soir du jeudi 27 mars 2008 n°19756 page 12

lu 1125 fois · commentaire4 commentaires Printer User_go Twitter Viadeo Wikio Digg_france

4 commentaires

Vos commentaires

Ile de la Réunion contre le chik, le jeudi 27 mars 2008 à 11:31
Aedes albopictus transporte le virus du chikungunya. Docteur Cousserand, ne dites jamais. On a dit cela à La Réunion et 38 % de la population a été touchée. Un spécialiste ne devrait jamais avoir le mot "jamais" à la bouche. Il suffit que quelqu'un soit infecté par le virus, que ce quelqu'un rencontre un albopictus comme ça s'est passé sur l'île. Aux jours d'aujourd'hui, les virus voyagent avec les humains, dans les soutes, dans les pneus, dans les cales, etc...
Le meilleur moyen de se prémunir est d'être vigilant. De faire attention à notre environnement.
C'est dans cet optique qua chaque année sur l'île nous avons deux week-end par an "kass'moustik" afin de resensibiliser les habitants aux gestes citoyens.
Solution Chik, le jeudi 27 mars 2008 à 11:47
Ben voyons, "il est excessif de parler d'un quelconque risque de chikungunya" de même qu'il n'y a pas de risque que l'on en meurt, comme disaient nos responsables (DRASS, Ministre de la Santé et Cie) !
A partir du moment où le moustique vecteur de ses maladies (Chik, Fièvre jaune, Dengue,...) est présent dans une région, il y a un risque !

On sait également que le climat change et donc avec lui une migration se fait. Voyez plutôt le site référent en la matière chikungunya.net
Mausy, le jeudi 27 mars 2008 à 13:22
L'affirmation selon laquelle "Ca narrivera jamais" me fait penser a un slogan publicitaire d'une marque de voiture bien connue : "Ca ne marchera jamais".

Les italiens également pensaient que le chik ne les concernait pas ; on sait ce qui leur est tombé sur la tête l'été dernier.

Une catastrophe comme à La Réunion (jusqu'à 6.000 personnes infectées par jour dans une ile 700.000 habitants, un record mondial) n'arrivera plus jamais, ni en métropole, ni ailleurs dans le monde. Tout le monde est maintenant prévenu.

Mais affirmer qu'il n'y aurait jamais d'épidémie de chikungunya dans le sud relève soit de l'optimisme ou de l'inconscience immodéré ... ou de la langue de bois dont les politiques et scientifiques savent très bien utiliser pour évacuer un problème.

Tout savoir sur le chikungunya : google.fr
Harfang des Neiges, le vendredi 28 mars 2008 à 10:36
Bonjour, je suis un Medicine Man Amérindiens et fondateurs du groupe flutrackers.com. Nous avons supportés La Réunion lors de la flambée de Chickungunya et nous avons transmis les informations gracieusement fournis par des collèque de la Réunion et de l'Institut Pasteur de Lyon à l'Inde et autres pays.

Nous publions en 11 langues et nous sommes vivités par 140 pays par mois depuis un an.

Nous avons des experts de nombreux pays ainsii wu'une librairie scientifique ''Peer Review'' que nous vous invitons à consulter.

Je doit avec regret affirmer que les propos de cet article sont eronnés.

Les preuves sont claires et sans ambiguités.

Merci
Harfang des Neiges, Snowy Owl

Les commentaires sur cet article sont maintenant fermés.