Directeurs d'établissements aux services des personnes âgées (AD-PA) et familles (FNAPAEF) s'insurgent devant la baisse de leurs moyens et demandent un débat public. Il y a quelques mois, elles avaient déposé un recours devant le Conseil d'Etat. Le motif : une circulaire datant du 6 avril 2007, mettant en place un système complexe : « on donne des crédits à certains établissements, mais les enveloppes budgétaires sont insuffisantes pour l'ensemble du secteur.
Ce que l'on va reprendre aux uns, on va le donner aux autres », explique Pascal Champvert, président de l'AD-PA. Deuxième élément: l'Etat en passant par voie de circulaire a « mis en place ce système en quatimini. C'est une des raisons pour laquelle le Conseil d'Etat a censuré cette démarche, rappelant qu'« une circulaire est là pour expliquer les lois ou les décrets ».
Or, l'Etat a introduit dans le projet de loi de finances pour 2008 un paragraphe « expliquant que dans le cadre de mesures de convergence, le ministre pourra prendre un arrêté déterminant des plafonds ». En juillet, un arrêté sort au Journal Officiel et « confirme le mécanisme d'attribution des crédits, signalant que « les établissements situés au dessus des plafonds verront leurs crédits augmentés de 0,04 % », un pourcentage bien loin de compenser l'inflation et les hausses des salaires. « Par conséquent, poursuit Pascal Champvert, cette mesure revient à baisser purement et simplement les budgets des structures. »
Afin de clarifier les attributions de budgets pour les établissements accueillants les personnes âgées, et au moment où les pouvoirs publics annoncent de hautes ambitions pour nos aînés, les associations demandent un vrai débat sur ces questions et rappelle que selon la Cour des comptes « les besoins des personnes âgées sont couverts à moitié ».

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