
Crise - Des CDD à volonté
Marie-Laurence Fleitour, le jeudi 30 octobre 2008 à 04:00
Mardi 28 octobre, Nicolas Sarkozy a plaidé pour un recours plus facile au CDD, dans le volet « social » de son plan anti-chômage. En phase de ralentissement, « Un CDD en plus c’est un chômeur en moins », affirme le président.
Les petites et moyennes entreprises (PME) pourraient recruter des CDD pendant toute la durée de la crise, sans restriction. Cette proposition du chef de l’Etat n’est pour l’instant qu’une annonce. Les conseillers du ministre du travail, Xavier Bertrand travaillent sur l’assouplissement des motifs qui peuvent justifier un recours aux CDD. Il serait donc possible de renouveler un CDD plus deux fois et pour une durée supérieure à 18 mois.
Ce projet pose cependant quelques interrogations. S’il est voté par le Parlement, la loi aura certainement besoin d’être modifiée. L’article L 122-1 du Code du travail stipule en effet : « le CDD ne peut avoir pour objet ni pour effet de pourvoir durablement un emploi lié à l’activité normale et permanente de l’entreprise ». Le CDI aujourd’hui est la règle, non l’exception.
L’adhésion des partenaires sociaux est ensuite nécessaire. Le grand rendez-vous social est annoncé par le chef de l’Etat d’ici à la fin de l’année. Laurence Parisot, présidente du Mouvement des entreprises de France (MEDEF), a salué la volonté du Président de « lever les tabous » à propos de l’utilisation des CDD. Mais la Confédération française démocratique du travail (CFDT) a déjà exprimé son opposition à l’élargissement de l’utilisation des CDD. Jean-Claude Mailly, secrétaire général de Force Ouvrière est quant à lui inquiet : le président nous dit « qu’il vaut mieux être en CDD qu’au chômage. On nous avait dit la même chose avec le Contrat nouvelle embauche (CNE) »
Ce projet pose cependant quelques interrogations. S’il est voté par le Parlement, la loi aura certainement besoin d’être modifiée. L’article L 122-1 du Code du travail stipule en effet : « le CDD ne peut avoir pour objet ni pour effet de pourvoir durablement un emploi lié à l’activité normale et permanente de l’entreprise ». Le CDI aujourd’hui est la règle, non l’exception.
L’adhésion des partenaires sociaux est ensuite nécessaire. Le grand rendez-vous social est annoncé par le chef de l’Etat d’ici à la fin de l’année. Laurence Parisot, présidente du Mouvement des entreprises de France (MEDEF), a salué la volonté du Président de « lever les tabous » à propos de l’utilisation des CDD. Mais la Confédération française démocratique du travail (CFDT) a déjà exprimé son opposition à l’élargissement de l’utilisation des CDD. Jean-Claude Mailly, secrétaire général de Force Ouvrière est quant à lui inquiet : le président nous dit « qu’il vaut mieux être en CDD qu’au chômage. On nous avait dit la même chose avec le Contrat nouvelle embauche (CNE) »
Edition France Soir du jeudi 30 octobre 2008 n°19941 page 6


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Vos commentaires
Pour obtenir des crédits il faut des CDI, pas des CDD.
Favoriser le recours aux CDD, c'est aller à l'encontre de la relance.
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