
Bordeaux - Les tarifs du millésime 2008 doivent baisser
Mairam Guissé, le vendredi 27 mars 2009 à 04:00
Le goût de la campagne des primeurs 2008 dans le vignoble bordelais s’annonce amer. Organisées du 30 mars au 5 avril, ces campagnes de dégustation des primeurs permettent d’acheter du vin, mis en bouteille un an plus tard, à des prix fixés en avril ou en mai. Le négoce souhaite que les grands crus reviennent à la raison avec des prix à la baisse, pour relancer un marché tendu. « Il n’y a pas cinquante solutions, il faut faire des prix attractifs sur ce millésime 2008 pour motiver les acheteurs », indique François Lévêque, président du syndicat des courtiers en vin de Bordeaux.
En 2005, le millésime, qualifié d’exceptionnel, était devenu très spéculatif et avait provoqué une envolée vertigineuse des étiquettes. Mais les professionnels le constatent : aujourd’hui, le marché est paralysé. Pour Francis Cruse, directeur de l’Union des maisons de Bordeaux, il faut revenir à « une certaine correction des prix ».
Le rosé prend des couleurs
Autre nouvelle : la Commission européenne a annoncé que le vin rosé français bénéficiera d’un étiquetage spécifique de « vin traditionnel ». Il s’agit à ce stade d’un vote préliminaire, qui devra être confirmé fin avril.
Les producteurs de vin français protestaient contre un projet européen prévoyant d’autoriser dans l’Union européenne la fabrication de vin de table rosé par le simple mélange de vin rouge et de vin blanc. Une pratique déjà utilisée par des concurrents de l’Europe. Cet étiquetage « vin traditionnel » est « le moins que l’on puisse faire » selon Michel Barnier, ministre français de l’Agriculture. Les producteurs français souhaitent se voir accorder une étiquette « rosé véritable ». Pour ce, il leur faudra obtenir l’autorisation de la Commission européenne, qui entend veiller à ce qu’il n’y ait pas de dérive protectionniste ou de discrimination.




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