
La France recule d’une heure ce week-end
Alexandra Gonzalez, le samedi 24 octobre 2009 à 04:00
Débat sur l’intérêt de ce changement
Cela fait trente-trois ans désormais qu’en France, le changement d’heure selon les saisons est une pratique immuable. Instauré en 1976, ce système du double horaire été-hiver avait été mis en place pour faire des économies d’énergie, en faisant coïncider les horaires d’activité avec les horaires d’ensoleillement, afin de limiter les besoins en éclairage, en profitant de soixante minutes supplémentaires de jour le soir. Le changement d’heure serait ainsi à l’origine d’une économie équivalant à la consommation d’électricité d’une ville de 250.000 habitants, comme Nantes, selon l’Agence de l’environnement et de la maîtrise de l’énergie (Ademe).
Mais la situation de l’heure légale en France est exceptionnelle : elle cumule un avancement d’une heure en période « hivernale » et un avancement de deux heures en période « estivale » par rapport à l’heure GMT, l’heure de son fuseau horaire géographique. Ainsi, l’été, à 14 heures « heure française », il est midi à l’heure du soleil, d’où l’expression d’heure d’été « double ». D’après l’Ached, l’Association contre l’heure d’été double, l’Espagne et les pays du Benelux seraient les seuls autres pays au monde à conserver un tel système. La Russie, la Chine, les pays Baltes et le Portugal l’auraient abandonné. Elle demande aujourd’hui à la France de faire de même, dénonçant les effets nocifs sur la santé (troubles du sommeil, horaires décalés des repas pour les nourrissons, les personnes hospitalisées ou ceux en maison de retraite, etc.), et jugeant discutables les économies d’énergies ainsi réalisées.
Edition France Soir du samedi 24 octobre 2009 page 12




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