
Foot - Un Paris de gala
Jean-Sébastien Hévin, le dimanche 26 octobre 2008 à 22:59
Souvent considéré, à tort, ces dernières saisons comme un choc au sommet de la Ligue 1, le match entre Marseille et Paris hier avait dimanche une importance toute particulière. Il était bien sur question d'honneur pour ces deux équipes européennes défaites en milieu de semaine mais l'enjeu sportif était également bien réel. Pour les Marseillais qui en cas de succès pouvaient s'offrir la première place du classement mais également pour les Parisiens qui avaient la possibilité de revenir à un petit point du podium s'ils s'imposaient chez leur grand rival. Cet enjeu n'a pas, comme souvent, tué le jeu, bien au contraire puisque dès l'entame de la rencontre les deux formations affichaient leur velléités offensives. Les premiers à se mettre en évidence étaient les visiteurs qui s'offraient le luxe d'ouvrir le score sur une tête puissante de Guillaume Hoarau à la suite d'un corner tiré par le spécialiste maison Jérôme Rothen. Les Marseillais ne s'en laissaient pas compter et revenaient au score assez vite sur une erreur énorme de Grégory Bourillon qui offrait sur un plateau l'égalisation marseillaise à Mamadou Niang (1-1, 21e). Le buteur phocéen était imité quelques minutes plus tard par Mathieu Valbuena qui prenait de vitesse toute la défense parisienne pour transformer en but un ballon relâché par le gardien parisien. De quoi enflammer le Stade Vélodrome qui voyait du même coup ses protégés occuper une place de leader virtuel du championnat.
Mais cette saison, le PSG a de la ressource comme il l'a démontré la semaine dernière face à Lorient. Les Parisiens le prouvait en revenant à la marque dix minutes après le retour des vestiaires grâce à un but plein de sang froid de Peggy Luyindula (2-2, 53e). Les vingt deux acteurs prouvaient au passage que le « classique » pouvait également rimer avec magique en offrant un spectacle haut de gamme. Le feu d'artifice se poursuivait mais les Marseillais péchaient par précipitation en frappant de trop loin. Leur débauche d'énergie et leur volonté était pourtant indéniable et aurait pu s'avérer payante sur une superbe volée de Benoît Cheyrou qui fracassait la transversale d'un Mickael Landreau tout heureux de finalement pouvoir récupérer le ballon. Ce sont au contraire les Parisiens, peu en vue lors du second acte, qui profitaient d'un coup-franc lointain flottant de Jérôme Rothen pour prendre les devants au score. Guillaume Hoarau dans les dernières minutes donnait même au score une ampleur immérité (4-2) . Pas de quoi émouvoir Paul Le Guen qui pouvait jubiler. son pari tenté en milieu de semaine c'est finalement avéré payant. Un succès qui offre à l'entraîneur du PSG une grosse bouffée d'oxygène et qui permet à son club de retrouver les sommets. n




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