
Le marché noir sévit sans relâche aux abords du stade Roland-Garros durant la quinzaine
“Cherche billets ”
Jonathan Nahmany, le vendredi 29 mai 2009 à 04:00
Plongée dans le quotidien des vendeurs à la sauvette.
A 8 h 30, ils ont déjà pris position sur leur « lieu de travail ». Prêts à passer la journée debout, à longer inlassablement l\'avenue de la Porte-d’Auteuil. La plupart sont à la recherche de billets, munis de leur bout de carton « Cherche billets ». « Les temps sont durs », glisse Ali, la trentaine. Quatre touristes venus des Pays-Bas viennent à sa rencontre puis repartent. Sans billet. « Ils étaient à la recherche de tickets pour le Lenglen. Je n’en dispose pas. » Lors de la première semaine, les prix sont « raisonnables », estime Ali. Généralement, ils ne dépassent pas la somme de 100 euros pour le court Philippe-Chatrier. « Mais dès la deuxième semaine, les tarifs peuvent exploser littéralement. » Cibles privilégiées d’Ali : les touristes. « Ce sont nos meilleurs clients, lâche Marco, le regard concentré sur les passants. Souvent on leur propose un prix qui est très intéressant pour nous et ils paient cash. » Sachant que sa pratique est illégale, Marco arrête toute conversation dès qu’il aperçoit la présence de force de l’ordre. « On ne veut pas se prendre de PV et se voir confisquer tous nos billets », lance-t-il. Avant de se diriger vers un groupe d’Anglais.n




Cliquez pour agrandir












aucun commentaire
Les commentaires sur cet article sont maintenant fermés.