La montée de la Planche des Belles Filles est l'attraction de la 7ème étape du Tour de France, comme le furent par le passé les femmes, bravant parfois les règlements pour s'inviter dans la course.
Les épouses
Henri Desgrange, patron du Tour de 1903 à 1939, interdisait la présence des épouses des coureurs sur son épreuve. « Cela confère un sérieux avantage aux concubines et aux irrégulières de toutes catégories », observa avec malice Henri Pélissier, lauréat en 1923. La règle a été bafouée la première fois en 1931 quand Madeleine Pélissier fut autorisée à servir de « récompense » à son mari Charles, vainqueur d'étape. Il est en effet difficile de refuser aux champions la présence de leur femme, rassurante, protectrice, parfois bonne conseillère. Jacques Anquetil imposait la sienne, Janine. « Elle le rassurait et s'occupait de ses contrats sans s'ingérer dans la vie de l'équipe (…) Pour nous, c'était une grande soeur. Combien de fois je me suis changé ou j'ai pris ma douche devant elle ? » confiait récemment Lucien Aimar, ancien équipier du quintuple vainqueur du Tour, dans les colonnes de l'Equipe.
Les cyclistes
Des femmes se sont parfois glissées au coeur de la course. Jean-Pierre de Mondenard, dans son très complet livre Histoires extraordinaires des géants de la route, raconte le cas de deux jeunes intréprides s'invitant parmi le peloton du Tour 1926. Cela donna des idées au coureur flamand Joseph Van Dam, qui passa sa main sur sa chaîne de bicyclette bien graissée et la posa ensuite sur le dos de la robe que portait l'une des femmes. Oui, les cyclistes ne sont pas toujours très fins.
Dalida
En 1964, Dalida exécute son tour de chant après chaque arrivée. Par amusement, l'écrivain Antoine Blondin lui propose de suivre deux étapes à bord de la voiture des journalistes, au mépris de la loi. La chanteuse s'habille d'une combinaison de toile, prend une casquette, des lunettes, un foulard et s'installe dans le véhicule, incognito. La supercherie fera la pleine page de Miroir Sprint, le 15 juillet, photos à l'appui.
Yvette Horner
Le 17 juillet prochain, à Pau, pendant la journée de repos, les clubs d'accordéon de Pau, Bayonne, Séméac et Bagnères-de-Bigorre rendront hommage à Yvette Horner, légende de la caravane du Tour durant 12 ans. Entre 1952 à 1963, l'accordéoniste animait la course du haut d'un camion, les bals des villes étapes et donnait les maillots. Elle fut une pionnière car les femmes n'ont été autorisées à suivre la course des voitures qu'en 1979.
Les journalistes
Historiquement, la première femme admise à suivre le peloton fut la romancière Colette, en 1912, alors reporter au quotidien Le Matin. Envoyée spéciale de Paris-Soir, Paule Hutzler lui succèda en 1934. Dans l'un de ses papiers, elle indiqua aux lectrices du quotidien la marche à suivre pour approcher les coureurs, dans un milieu très mysogyne : se déguiser en journaliste, en miss d'étape, en fleuriste ou en infirmière.
Les infirmières
Le mercredi 17 juillet 1935, lors du Tour de France, Jules Merviel, brun au regard ténébreux, tombe sur la route. Sa tête heurte un camion. Le cycliste est conduit à l'hopital d'Hyères où il retrouve ses esprits... puis épouse son infirmière. Aujourd'hui, le service médical du Tour de France comprend, outre dix médecins urgentistes, une infirmière anesthésiste. Aux dernières nouvelles, elle n'a épousé personne.
Les hôtesses
Rémunérées entre 1000 et 2000 euros pour trois semaines de travail, les hôtesses sont recrutées après un casting et des entretiens individuels. Même si elles attirent l'oeil des coureurs, on leur demande avant tout de rester fidèle au protocole... et de se mettre au parfum sur le nombre de bises à donner sur le podium. « Selon les pays, selon les régions, c'est deux, trois, quatre... Généralement, on part sur deux bises. Et c'est aussi ce que l'on définit par défaut si l'on n'a pu se concerter avec le Maillot Jaune », raconte l'une d'entre elles sur Velo101.com. Parfois, les cyclistes tombent amoureux et les épousent, à l'image de George Hincapié, marié à une ancienne hôtesse. D'autres les ignorent, concentrés sur la course, tel Florent Brard, champion de France 2006, interrogé la même année par L'Humanité sur l'épineuse question de la libido durant le Tour. « Durant les premières étapes, j'y pense encore, ça me turlupine mais ensuite ça va en déclinant ! Même les hôtesses ne me font, presque, plus aucun effet. »
Une règle tacite du peloton interdit les attaques lorsque le premier de la course s'arrête pour ...
1 commentaire
Le comportement d'Henri Desgrange. Diaboliser les femmes, etait assez sectaire, mais il est vrai qu'à l'époque, les hommes pouvaient être émus.
Ce qui ne devrait plus être le cas aujourd'hui, avec l'exposition permanente de corps pratiquement nus.
Si mes souvenirs sont exacts, Line Renaud a également assuré le spectacle.
Soleil-Bleu, le 21 mai à 15:30
Plus facile de s'occuper des minorités comme le mariage gay. Plus facile avec schengen de ...
Soleil-Bleu, le 21 mai à 15:29
L'an I = la grande cata... L'an II = le grand caca... Hollande ne change pas de cap !! En a ...
amazonia, le 18 mai à 12:54
la critique : RECIPROCITE ? UMPS ? les humoristes plus mous ! comme notre capt'ain de ...
amazonia, le 18 mai à 09:55
vous dite = LA FRANCE en récession? des emprunts pour qui? Distribution de millions au Mali ...
amazonia, le 17 mai à 19:56
la guerre du mensonge aussi le poid des mots et choc des photos! PSG tour eiffel =qatar l'image ...
nellyolson, le 12 mai à 10:07
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HeyBaal, le 26 jui à 17:29
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pasloi, le 3 mai à 21:48
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Bluesun, le 26 jui à 17:21
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rafale, le 25 jui à 23:39
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