Pro Cycling Manager 2012, gros succès de vente sur PC, est pourtant la seule simulation cycliste du marché. Etonnant, alors que le jeu séduit même les coureurs.
Dans le peloton du jeu vidéo, le vélo a toujours roulé à part. En 1987, California Games permettait d'incarner un coureur de BMX sur des pistes érigées en plein désert. La première expérience sur route date de l'année suivante et de Cycle Race : Road Man, exclusivement réservée au marché japonais (voir ce dossier de Gameblog.fr). Pour disputer une saison entière et les épreuves phares du calendrier, il a fallu attendre l'arrivée de Pro Cycling Manager, devenu au fil des années une référence de la simulation cycliste. L'édition 2012 fut le deuxième jeu PC le plus vendu sur la période du 18 au 24 juin, la semaine suivant sa sortie. Parce qu'elle est bonne, bien sûr. Mais aussi parce qu'elle n'a aucun concurrent, en raison d'un marché « trop petit pour accueillir deux jeux », comme nous l'explique le service marketing de Focus Home interactive. L'éditeur rappele à juste titre que le vélo « n'est pas assez populaire dans des pays importants comme les Etats Unis, l’Angleterre et à un degré moindre l’Allemagne » pour voir émerger des rivaux. Les succès des Britanniques Mark Cavendish et Bradley Wiggins pourraient permettre à l'éditeur de populariser le soft outre-Manche, à condition, peut-être, de se servir d'un produit local comme vitrine, placé sur la jaquette. Les simulations de football le font. Ce n'est pas la politique de Focus : « Laurent Jalabert figurait sur le premier opus il y a plus de 10 ans, ainsi que Richard Virenque un peu plus tard. C’est devenu compliqué par la suite d’être exhaustif pour tous les pays, alors nous sommes partis sur des situations de course comme les arrivées. La dernière boîte est cependant notre préférée car c’est la première fois que nous avons réussi à mettre en avant le directeur sportif. Et dans Pro Cycling Manager, on incarne un directeur sportif, pas un champion. » Chaque coureur possède ses propres caractéristiques - sprint, endurance, récupération, montagne, etc... - et, pour les passionnés, le risque d'accoutumance est grand. Les saisons sont longues, passionnantes, si bien que l'auteur de cet article reconnaît avoir pris certaines substances pour tenir le choc - du café, essentiellement. Au service marketing, on loue l'intelligence artificielle du peloton : « Elle restitue parfaitement les comportements en course des différentes équipes et des cyclistes. Graphiquement le jeu est assez impressionnant avec ses milliers de kilomètres de route et de décors modélisés. C’est le seul jeu de cyclisme et il a su au fil des versions se bonifier pour devenir, d’après les spécialistes, l’un des tous meilleurs jeux de sport » Les spécialistes ? Ils sont d'accord. Accrocs, parfois.
François Pervis, membre de l'équipe de France de cyclisme sur piste, a vécu plusieurs Tour de France dans la peau d'un directeur sportif fictif. « J'adore Pro Cycling Manager. Là, je ronge mon frein car je dois passer mes diplômes. Je suis tellement accroc que j'ai envie de terminer mes études non pas pour avoir mes diplômes mais simplement du temps pour jouer ! Pour le moment, je m'interdis d'acheter le jeu. Je sais comment ça peut finir, sinon. Une fois, je me suis endormi l'ordinateur sur le lit, posé sur mes jambes. Je me suis réveillé quand l'étape était terminée. » Le plus grand défi consiste à prendre une petite équipe pour la faire grimper au sommet, ou bien un coureur qui n'a aucune chance de gagner le Tour... et de lui donner le maillot jaune. « Une fois, j'ai réussi à terminer premier avec Andy Schleck », souffle Pervis, pas peu fier. Le Suédois Thomas Lovkvist lui doit aussi la majeure partie de son palmarès. « Par ailleurs, les décors sont magnifiques. Sur l'option piste, j'arrive à reconnaître les vélodromes. » Les concepteurs sont même venus à l'INSEP afin de recueillir des informations auprès des spécialistes. Rien n'a été négligé, y compris la morphologie des coureurs. Heureusement. « J'ai dû leur dire que Grégory Baugé était black », lance Pervis, toujours très sérieux.
Revers de la médaille, le jeu doit impérativement sortir avant le départ du Tour de France pour surfer sur la vague. Sur les forums officiels, les fanatiques ont déploré lors de la sortie plusieurs bugs, des imperfections gommées par des mises à jour. Certains, très minoritaires, ont regretté « un mode carrière injouable » et des « incohérences ». Ils espèrent voir fleurir d'autres jeux du même genre pour stimuler les développeurs de Pro Cycling Manager et réparer, par la même occasion, une anomalie.
Une règle tacite du peloton interdit les attaques lorsque le premier de la course s'arrête pour ...
1 commentaire
Le jeu ne prévoit pas la potion magique, ni les pipis de contrôle. Le réalisme a encore une bonne marge de progression.
Chaque coureur a une forme du jour, allant de -5 à +5. Une forme de -5 correspond à une fringale. Parfois, la pluie s'invite, notamment sur les étapes pavées d'avril. Pas de crampes, en revanche, sauf si l'on tient trop longtemps la souris de l'ordinateur.
Jacko34hlt, le 18 juin à 19:44
Supprimer les strates et vous aurez moins de cumul ! Imaginez un petit peu :Commune, communauté ...
BRZmabro, le 17 juin à 05:39
BRZmabro, le 17 juin à 05:33
Il faut voter cette Loi à la rentrée et la faire appliquer dès le mois de janvier 2014
BRZmabro, le 17 juin à 05:28
Quand le gouvernement fera réellement le nécessaire pour éviter le cumul des mandats...les ...
Soleil-Bleu, le 16 juin à 21:19
Sarko avait promis, nous avons vu le travail... Hollande a promis selon ses espérances, la ...
nellyolson, le 4 juin à 22:18
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HeyBaal, le 26 jui à 17:29
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pasloi, le 3 mai à 21:48
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Bluesun, le 26 jui à 17:21
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rafale, le 25 jui à 23:39
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