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Tour de France - Armstrong, la terreur

Cyclisme

Publié le 9 juillet 2009 à 15h28
Mis à jour le 12 mars 2010 à 13h15

Tous ceux qui, par le passé, se sont mis en travers de la route d’Armstrong ont fini par le payer.

Il n’a pas pu s’en empêcher ! Mercredi, Armstrong est redevenu le Lance bêcheur et arrogant de ses vertes années en prenant pour cible son coéquipier Alberto Contador. « Il se rend peut-être compte que je sais comment ça marche, le Tour de France », a déclaré l’Américain, qui semble prendre un malin plaisir, par ses piques, à crever les pneus de son rival d’Astana. Pour se consoler, l’Espagnol peut toujours se dire qu’il n’est pas le premier à subir son tempérament ombrageux. Demander par exemple à Christophe Bassons ce qu’il pense d’Armstrong, c’est se risquer à entendre des propos peu catholiques. En 1999, le coureur français, alors à la Française des Jeux, avait dénoncé le dopage dans le Tour. Armstrong usa de son influence au sein du peloton pour le pousser à l’abandon. « S’il pense que le cyclisme fonctionne comme cela, il se trompe et c’est mieux qu’il rentre chez lui », déclara l’ancien compagnon de Sheryl Crow. Banni, montré du doigt, Basson sera contraint de ranger définitivement son vélo au garage en 2001.

Les oreilles de Pantani

Le 13 juillet 2000, Lance Armstrong accompagne Marco Pantani vers le sommet du mont Ventoux. L’Italien veut la victoire mais n’arrive pas à se défaire de son encombrant adversaire. Magnanime, l’Américain laissera finalement gagner Pantani… Une décision qu’il regrette encore ! Le « Pirate » oubliera en effet de le remercier pour ce geste, provoquant l’ire Armstrong, qui désormais le surnommera « l’Elefantino » en référence à ses grandes oreilles. A partir de cette date, il mettra, à défaut d’un bras, un point d’honneur à dominer tous ceux qui oseront croiser sa route en haute montagne, dont Andreas Klöden au Grand-Bornand et Ivan Basso au plateau de Beille, en 2004. La même année, Filippo Simeoni tentera de prendre le large entre Annemasse et Lons-le-Saunier. Sa surprise fut totale lorsque le Maillot jaune, Armstrong, le prit en chasse ! Il faut dire que Simeoni avait eu le malheur de témoigner au procès du docteur Ferrari, ancien médecin d’Armstrong… La même mésaventure est arrivée en 2005 au Belge Philippe Gilbert, qui eu l’outrecuidance d’attaquer à quelques kilomètres des Champs-Elysées. Le pauvre Gilbert se fit sermonner par le bouledogue américain, bien décidé à virer en tête sur l’avenue reine. En juillet dernier, enfin, Armstrong avait publiquement dévalorisé le succès de Carlos Sastre. Il s’en est excusé mardi, au grand étonnement de l’intéressé.

Par Maxime Mianat
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