En raison de la détention d'Ioulia Timochenko, plusieurs sportifs et dirigeants politiques européens refusent de se rendre en Ukraine et appellent l'UEFA à tenir compte de la situation avant l'Euro 2012 de football.
Compte tenu de la situation politique en Ukraine, le président de la Commission européenne, José Manuel Barroso n'a « pas l'intention » de se rendre dans le pays lors de l'Euro 2012 de football, co-organisé avec la Pologne du 8 juin au 1er juillet 2012, à la suite de l'incarcération de l'opposante ukrainienne Ioulia Timochenko.
La porte-parole de l'ancien premier ministre portugais, Pia Ahrenkilde, a indiqué ce lundi que « le président n'a actuellement aucune intention de se rendre en Ukraine ou de participer à des évènements en Ukraine », en réponse à une question sur un éventuel boycott politique de l'Euro 2012. Elle a rappelé que la Commission avait « de très grandes inquiétudes au sujet de ce qui se passe actuellement en Ukraine et (espère) des évolutions pour surmonter ce qui constitue une situation très sérieuse ».
Vendredi, la commissaire européenne à la Justice et aux Droits de l'Homme, Viviane Reding, avait appelé l'UEFA à « tenir compte » de la « situation dramatique » de l'Ukrainienne. « On ne peut pas fermer les yeux sur les droits de l'Homme même à l'occasion d'une grande fête sportive », a ajouté celle qui réclame un « procès équitable ».
Ioulia Timochenko, ancien premier ministre de 51 ans et égérie de la « révolution orange » en Ukraine en 2004, a été condamnée en octobre 2011 à sept ans de prison pour abus de pouvoir, à l'époque où elle dirigeait le gouvernement. Elle souffre du dos et a entamé une grève de la faim le 20 avril pour dénoncer ce qu'elle estime être une vengeance personnelle du président Viktor Ianoukovitch - réputé proche de la Russie quand son ex-rivale était supposément liée aux intérêts des pays occidentaux -, élu en 2010, qui chercherait, selon elle, à l'écarter de la scène politique. Elle proteste également contre la répression politique et les violences qu'elle a subies en prison. Sa fille a demandé au gouvernement de « sauver la vie de sa mère », dans une tribune publiée dimanche par le quotidien allemand Frankfurter Allgemeine Zeitung.
Barroso n'est pas le premier homme politique européen à vouloir faire pression sur Kiev car plusieurs voix, notamment celles des Verts européens et d'Uli Hoeness, le président du Bayern Munich, s'étaient déjà élevées vendredi dans l'Union Européenne pour demander aux organisateurs de l'Euro de se préoccuper du cas de l'Ukrainienne Timochenko.
Le président tchèque Vaclav Klaus a annulé une visite en Ukraine pour « plusieurs raisons, mais celle-là (l'incarcération de Mme Timochenko) est essentielle ». Le président allemand, Joachim Gauck, a également déjà refusé une invitation officielle en Ukraine où il était convié à participer à une réunion entre présidents des pays d'Europe centrale, à Yalta à la mi-mai. De plus, Angela Merkel et ses ministres pourraient, selon la presse allemande, ne pas se rendre aux matches de l'Euro 2012 si l'opposante Ioulia Timochenko n'est pas libérée d'ici là. L'UEFA et Michel Platini ont défendu l'octroi de la compétition à Kiev, en dépit des manquements démocratiques du pays, en rappelant que « lorsque l'Euro a été attribué en 2007, Ioulia Timochenko était sur le point d'arriver à la tête du gouvernement ».
La réponse de l'Ukraine n'a pas tardé et cette dernière met en garde l'Allemagne contre un « boycottage politique » de l'Euro 2012 digne de la « guerre froide ». « Nous ne voudrions pas penser que les dirigeants politiques allemands sont capables de ranimer les méthodes de la "guerre froide" et qu'ils vont tenter de faire du sport l'otage de la politique », a déclaré un porte-parole du ministère ukrainien des Affaires étrangères, Oleg Volochine, cité par l'agence Interfax. « Quelles qu'aient été les divergences entre les hommes politiques allemands et les gouvernements d'autres pays de notre région, aucun d'entre eux n'a jamais fait même une allusion à un boycottage d'importants événements sportifs ».
Comme en 2010, l'équipe de France n'a pas réellement fait honneur à ses supporters durant ...
5 commentaires
Victor Yanukovych n'est qu'un tyran dangereux. Je ne comprends pas que l'on ait accepté d'organiser l'Euro 2012 dans ce pays. La Pologne ok, je n'ai aucun problème, mais l'Ukraine est dirigée par un mafieux, qui empoisonne ses concurrents, torture ses détracteurs et emprisonne ses opposants. Si un boycott était accepté, alors je suis certain de la libération de Ioulia Timochenko, la belle politicienne aux tresses dorées qui n'a rien fait de mal pour subir un tel châtiment.
Soleil-Bleu, le 21 mai à 15:30
Plus facile de s'occuper des minorités comme le mariage gay. Plus facile avec schengen de ...
Soleil-Bleu, le 21 mai à 15:29
L'an I = la grande cata... L'an II = le grand caca... Hollande ne change pas de cap !! En a ...
amazonia, le 18 mai à 12:54
la critique : RECIPROCITE ? UMPS ? les humoristes plus mous ! comme notre capt'ain de ...
amazonia, le 18 mai à 09:55
vous dite = LA FRANCE en récession? des emprunts pour qui? Distribution de millions au Mali ...
amazonia, le 17 mai à 19:56
la guerre du mensonge aussi le poid des mots et choc des photos! PSG tour eiffel =qatar l'image ...
nellyolson, le 12 mai à 10:07
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HeyBaal, le 26 jui à 17:29
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pasloi, le 3 mai à 21:48
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Bluesun, le 26 jui à 17:21
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rafale, le 25 jui à 23:39
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