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Gameiro : "Mon bilan au PSG est moyen"

Ligue 1


Kevin Gameiro ne regrette pas d'avoir signé au PSG l'été dernier malgré le contexte particulier du club de la capitale. L'attaquant international préfère rester dans sa bulle pour continuer à travailler et juge sa saison moyenne jusqu'à présent.

Kevin Gameiro a inscrit son dixième but de la saison en Championnat face à Evian le week-end dernier
Kevin Gameiro a inscrit son dixième but de la saison en Championnat face à Evian le week-end dernier SIPA/ALBAN PIERRE

FranceSoir. Un dôme a été installé au camp des Loges, le centre d'entraînement du PSG. L'équipe est-elle soulagée de travailler dans de meilleures conditions ?
Kevin Gameiro. Ça réchauffe un petit peu quand on connaît les températures actuelles. Le terrain est bon. Il n'est pas gelé et il n'y a pas de neige dessus. Ça change tout. On peut s'entraîner tranquillement.

F.-S. Depuis quelques semaines, le PSG livre un mano-à-mano très serré avec Montpellier qui se rendra au Parc des Princes le 19 février. Ce match sera-t-il décisif pour le titre ?
K.G. Il y aura beaucoup de matches après. C'est notre concurrent direct car ceux qui sont derrière sont un peu loin pour le moment. Les Montpelliérains ne lâchent rien depuis le début. Ils vont gagner leurs matches à l'extérieur. C'est une équipe très sérieuse qui sait jouer au ballon. Gagnons ce face à face dans deux semaines mais c'est un concurrent très sérieux.

F.-S. Lyon (4e) et l'OM (5e), qui se retrouvent respectivement à dix et onze points de la place de leader après 22 journées, sont-ils définitivement éloignés de la course au titre ?
K.G. Je ne sais pas. Il faudrait qu'on perdent trois ou quatre fois d'affilé et que dans le même temps ils gagnent tous leurs matches. Le nul entre ces deux équipes dimanche dernier est un bon résultat pour nous. Le plus important, c'est de gagner tous nos matches et on sera champion.

F.-S. Depuis le début de la saison, vous avez traversé quelques périodes de creux pendant lesquelles les critiques n'ont pas manqué. Comment les avez-vous vécues ?
K. G. C'est ma première saison au PSG. Je commence un peu à connaître le club, l'équipe et les journalistes (sourire). Ce n'est pas toujours évident. Je suis dans ma bulle et je continue à travailler. Une carrière n'est pas toujours en haut. Il y a des moments de difficultés et il faut savoir les gérer. A moi de démontrer que je suis fort mentalement pour relever le défi. Je ne suis pas inquiet.

F.-S. Que ressent-on quand on entend parler en permanence de l'arrivée d'un attaquant (Pato et Tevez ont été évoqués lors du mercato) ?
K.G. Les dirigeants ont été clairs avec moi. L'entraîneur et Leonardo m'ont dit qu'ils cherchaient un autre attaquant mais pas spécialement pour me remplacer. Personne n'est arrivé finalement. À moi de faire mes preuves durant trois ou quatre mois.

F.-S. Êtes-vous le numéro un aujourd'hui de l'attaque parisienne ?
K. G. Vis-à-vis de Guillaume Hoarau, je ne peux pas dire cela. C'est lui aussi un très bon attaquant. La place se gagne à l'entraînement et celui qui doit jouer, jouera.

F.-S. Nene et Menez sont-ils aussi des concurrents pour occuper la pointe ?
K. G. Ça a bien marché contre Toulouse (sourire). Le coach décidera. Si je suis remplaçant, ce ne sera pas la fin du monde.

F.-S. Votre but face à Evian (3-1) samedi dernier vous a-t-il soulagé ?
K. G. Ça fait du bien mentalement et c'est important de marquer. Il faut continuer comme ça. Travailler devant le but à l'entraînement et les mettre au fond en match.

F.-S. Quel bilan personnel faites-vous de vos six premiers mois à Paris ?
K. G. Il est moyen. Je n'ai pas été vraiment au top. Il y a des matches au cours desquelles j'aurais pu marquer plus de buts. La saison n'est pas finie. On peut être performant sur la fin et ça peut changer toute une saison. Ce n'est pas toujours évident d'être toujours au top dans une carrière. J'apprends. Chaque année, on franchit des paliers.

F.-S. Dans quels domaines devez-vous progresser ?
K. G. Devant le but d'abord et surtout dos au but car ce n'est pas mon fort. Je dois également travailler l'entente avec mes coéquipiers.

F.-S. Vous sentez-vous à l'aise dans l'arbre de Noël (4-3-2-1) proposé par Carlo Ancelotti ?
K. G. Ça marche ce système mais pour moi, je suis plus à l'aise avec deux attaquants. J'ai plus l'habitude de jouer de cette façon et on est moins focalisé sur moi. Les espaces sont davantage libérés. On va s'adapter mais les défenseurs font plus attention à moi.

F.-S. Est-ce plus dur d'être attaquant à Lorient ou au PSG ?
K. G. Ce n'est pas pareil. Je marquais un but à Lorient et j'étais nul pendant tout le match mais j'avais quand même une bonne note. Tout le monde me voyait comme un gros joueur. A Paris, c'est totalement différent. On ne passe pas inaperçu.

F.-S. Regrettez-vous d'avoir choisi Paris l'été dernier ?
K. G. Je suis venu ici car j'en avais envie. Je ne regrette pas du tout mon choix. Je suis aujourd'hui à dix buts. Ce n'est pas rien ! C'est avec des saisons comme celle-la qu'on apprend et qu'on avance. C'est mon club de coeur. Je suis très bien ici même s'il y a des moments difficiles.

F.-S. Parlons de l'équipe. Salvatore Sirigu est devenu l'un des cadres du club. Connaissiez-vous ce gardien de but avant sa signature l'été dernier ?
K. G. Je ne le connaissais pas du tout. Je suis surpris par son niveau mais c'est tout simplement le meilleur gardien actuel en L1. Sur quelques matches, il nous a sauvé la mise. C'est un vrai plus et c'est aussi un bon mec. Il rigole souvent et il a rapidement appris le français. Ça facilite les échanges.

F.-S. Quel est votre regard sur la situation précaire de votre coéquipier Peguy Luyindula (l'attaquant du PSG est actuellement en arrêt maladie et il a assigné son club en justice pour harcèlement moral) ?
K. G. Je ne vais pas m'étendre sur le sujet. Je ne connais pas très bien Peguy. La situation va se régler entre eux.

F.-S. Pour finir, un déplacement délicat vous attend à Nice dimanche ?
K. G. C'est toujours chaud d'aller jouer là-bas. Il y a trois points à prendre et il ne faut rien lâcher. Plus à l'aise à l'extérieur ? Il y a peut-être moins de pression par rapport aux supporters.

Propos recueillis par Jonathan Murciano
 

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