Florent Malouda est revenu ce mercredi, au lendemain de la défaite des Bleus face à la Suède (2-0), sur l'attitude de l'équipe de France. Une analyse sans concession mais visiblement réfléchie.
FRANCE-SOIR. Comment se lève-t-on après un match comme celui-là, cela doit être pénible ?
FLORENT MALOUDA. Il faut bien se lever... Depuis hier le fait qu'il y ait nos compagnes nous a permis de passer à autre chose. Cela laisse un goût d'inachevé par rapport au premier tour. La qualification est ternie par le match d'hier soir (mardi, NDLR). Ca arrive dans le sport de très haut niveau, ce qui est important, c'est la manière dont on se relève de ce genre de désillusions. Il y a eu une prise de conscience que ce n'était vraiment pas terrible. Samedi on a un match contre la référence mondiale, il faut revenir aux bases.
F.-S. Est-ce que certains joueurs à l'instar de Samir Nasri se sont montrés trop individualistes sur le terrain contre la Suède ?
F.M. C'est difficile de pointer du doigt des individualités par rapport à leur façon de jouer surtout après une défaite. Forcément, il faut trouver des explications. La façon de jouer de Samir n'a pas changé du jour au lendemain. Ce sont ses qualités. Contre l' Angleterre (1-1) on a tous été contents quand il a pris ses responsabilités et qu'il a marqué ce but important. Après le message que je peux passer en tant qu'ancien et joueur d'expérience qui a gagné beaucoup de compétitions, c'est qu'il y a un équilibre à avoir entre les objectifs personnels et la performance collective. Cet équilibre est très fragile et quand on bascule dans l'excès, ça peut faire des matches comme hier où on est en difficulté quand on perd le ballon. C'est dans ces moments-là qu'il faut faire corps, qu'il faut avoir de vraies discussions entre nous, entre joueurs, se dire les choses, aborder les sujets, et surtout régler les problèmes. Si on ne corrige pas les choses, l'addition peut être salée, samedi.
F.-S. Vous ne vous êtes pas arrêté en zone mixte après la rencontre, alors que d'habitude vous le faites, quel que soit le résultat. Avez-vous eu peur de ce que vous auriez pu dire à chaud ?
F.M. (rire) Ca c'est aussi l'expérience. A chaud comme ça, même si j'apprécie le fait d'être sortis de la poule, j'ai vu que cela a réveillé en moi quelques démons et je ne voulais pas l'exprimer devant les médias. Il y a des choses à régler et des fois on peut faire beaucoup de mal avec des déclarations à chaud qui sont difficiles à rattraper après. Il vaut mieux essayer de résoudre les problèmes intelligemment en essayant de ménager les susceptibilités, plutôt que de balancer des missiles et des fusées.
F.-S. Ces missiles sont-ils la conséquence de la discussion que vous avez eue dans le vestiaire ?
F.M. La discussion, ce sont les missiles qu'on s'envoie entre nous. Dans un vestiaire il faut s'envoyer quelques rafales de temps en temps. C'est plus de l'énervement par rapport à la prestation d'ensemble. Même la veille à l'entraînement tout le monde avait déjà cette sensation, c'est plus sur l'attitude et le match que c'était énervant.
F.-S. Quelles ont été les consignes de Laurent Blanc lors de votre entrée en jeu ?
F.M. La seule consigne que j'ai eue était de défendre derrière Franck (Ribéry). Mon analyse depuis le banc c'est qu'au niveau de la circulation, on n'arrivait pas à avoir cette vitesse et cette simplicité qui pouvaient donner du rythme au match. On est une meilleure équipe quand on parvient à faire cela et qu'on arrive très vite à trouver les attaquants. Sinon ça entraîne une frustration des joueurs offensifs, un manque de mobilité, c'est un peu un engrenage. J'ai eu quelques pertes de balle en forçant certaines passes mais j'ai essayé d'accélérer le jeu par la passe en portant moins le ballon.
F.-S. Comment fait-on pour passer à autre chose ?
F.M. Hier soir on a accumulé beaucoup de frustration, il faut l'évacuer. Il faut se reconstruire mentalement en abordant les sujets, éviter les non-dits. On s'est dit pas mal de choses dans vestiaire, c'est une preuve de caractère et de tempérament. Maintenant qu'on a soulevé quelques problèmes, il faut savoir comment on les résout. On le fait collectivement et non pas en s'isolant, en s'écartant du groupe ou en voulant être le héros qui va débloquer la situation. Dans une compétition comme ça, il faut collectivement dégager quelque chose. C'est ce qui a fait notre force jusqu'à présent. L'équipe est très fragile, si on bascule de l'autre côté en se disant qu'on est à l'Euro et que c'est l'occasion de briller individuellement ça peut-être contagieux et faire dérailler la machine comme hier soir.
F.-S. La leçon suédoise est-elle bonne dans la mesure où elle a révélé les faiblesses de l'équipe de France ?
F.M. C'est difficile de dire que c'est quelque chose de bon, ça dépendra de la réaction. On avait des faiblesses qui avaient été exposées mais pas contre des nations aussi efficaces. A l'Euro la moindre erreur se paye très chère. La leçon d'hier, c'est que si l'on est en dessous d'un certain niveau et si l'on n'a pas de force collective, on est exposé. Mardi, on a manqué d'homogénéité.
F.-S. Vous dites avoir vu certaines choses : était-ce au niveau du jeu ou de l'attitude ?
F.M. Je parle essentiellement d'attitude. Ce qu'on dégage et qu'on apporte à l'équipe. C'est une compétition avec un niveau extrêmement relevé. Si on avait eu l'attitude et l'esprit des Suédois on ne se serait pas levé ce matin avec la gueule de bois. On n'aurait pas ce sentiment d'avoir lâché le match et que la qualification n'est pas due à nos bons résultats. Au niveau de l'attitude, on n'a pas été au niveau de la compétition sur le match d'hier. C'est un des points à corriger. La série que l'on a eue (23 matches sans défaite) est due au fait qu'on a eu une exigence envers nous-même et qui nous a permis d'élever notre niveau de jeu.
F.-S. N'avez-vous pas été tenté la veille du match de dire quelque chose ?
F.M. Le coach s'est exprimé pendant l'entraînement, il l'a arrêté et il a abordé le fait qu'il y avait de la nonchalance. On ne préparait pas un match pour le gagner. On était là, il y avait un match le lendemain soir, et on était en ville, on nous a proposé de faire un match, on a fait un match. C'est ce qu'on a ressenti. On est là pour faire un résultat. On n'est pas parti, comme dit Jean-Louis (Gasset), à Punta Cana en claquettes. Au niveau de l'exigence, on ne peut pas aller en dessous d'un certain niveau. Si on retombe dans nos travers, on repart en arrière et il faut tout recommencer. Au niveau de l'état d'esprit il faut être exigeant. Ca ne vient pas du coach, c'est chacun individuellement dans sa chambre qui doit repenser au match d'hier, à sa préparation...
Comme en 2010, l'équipe de France n'a pas réellement fait honneur à ses supporters durant ...
5 commentaires
Florent nous a dévoilé, sans s'en rendre compte la cause de la piètre prestation des bleus. La visite des compagnes, la veille, c'est bon pour la détente, mais pas pour les jambes. Lolo fait gaffe, tes joueurs honorent ces dames et pas le contrat avec les bleus.
LE FOOT ? seul vrai foot amateur de nos enfants ( pas de fric ) uniquement sport FOOT UNE EQUIPE ? certainnement pas ! des joueurs qui débarquent d'équipes internationale ? DONC CECI n'est pas la FRANCE . XX1eme = SPORT DE MAGOUILLES / TRUQUAGES / DOPAGES / ++UNE HONTE MONDIALE POUR LE SEUL DIEU RECONNU DU NOUVEAU SPORT = LE FRIC + FRIC .FAIRE du ménage ! trop tard lorsque les vers sont dans les fruits PAUVRE FRANCE ? ( LA FINANCE mondiale +FOOT= CANCER XX1esiècle.
celà arrive à très haut niveau, ah bon ? parce qu'ils ont joué à très haut niveau ! ces gamins sont des extra terrestres, il ne se rendent pas compte comment les français vivent...et ils voudraient qu'on les plaigne !
ils sont indécents. Comme il est loin le temps des stéphanois et des bastiais qui se vidaient les tripes sur un terrain, comment il est loin le temps de cette équipe de France des Platini, Giresse, Tigana...rappelez-vous la hargne de ce dernier en 1/2 finale de l'Euro 1984
pour certains les bases c'est de commencer par apprendre a parler le français
Géniale cette phrase d'un joueur qui a du mal à tenir ne serait-ce qu'une mi-temps ! Le "black, blanc, beur" a vécu. Prenons des joueurs fiers de leur drapeau et arrêtons d'interroger ces comiques sur leurs états d'âme.
Salut cher ami, juste un petit clin d'oeil pour te dire de te méfier de Malouda !!! Bonne journée et à +
si vous n'êtes pas assez "courageux dans l'effort" pour vous mettre des missiles entre vous, je sais qu'en france, il y a un sacré paquet de supporters qui seraient prêts à vous mettre les coups de pieds aux culs de toutes ces "vedettes"...cqfd
Je me désinteresse complètement du foot. Ce n'est que bataille d'égo, comportement de rue, manque de solidarité entre joueurs, toujours une grande gueule pour tirer la couverture à lui et dans les grands tournois, c'est multiplié par 10 !!!
Le seul avantage pour moi, personne aux caisses les jours de grands matchs !!!
Le prochain match contre l'Espagne situera la volonté de "se tremper dans le haut niveau" .Mais ,le gros"hic"est la mentalité de ces joueurs excellents dans leurs clubs respectifs car ils sont soumis à une concurrence.Pour çertains ,l'équipe de France semble être une corvée et non une sublimation.A l'hymne National ,le mutisme de quelques-uns est une révélation d'une non-appartenance .Ajouté aux louanges reçues lors de leurs formations,les meilleurs...
Je n'ose imaginer une manigance pour rencontrer l'Espagne et "perdre" !
C'est absolument impossible ! et pourtant, tout se passe comme si !
il faut faire du ménage.Les malouda,nasri,rami ribéry, qu'ils dégagent,il y a d'autres joueurs qui ne demandent qu' à prendre leurs place et qui feront mieux sans nous filer la honte.
ras le bol des meneurs en babouches.LB avait été prévenu s'il reprenait les frondeurs ça serait encore la merd..
Il faut relativiser car ces gens là gagnent en un mois ce qu'un salarié ne gagne pas dans une année ! ! ! ! ! ... malgré que ce soit ce dernier qui lui fasse sa fortune et non les gens fortunés ! ! ! !
Soleil-Bleu, le 21 mai à 15:30
Plus facile de s'occuper des minorités comme le mariage gay. Plus facile avec schengen de ...
Soleil-Bleu, le 21 mai à 15:29
L'an I = la grande cata... L'an II = le grand caca... Hollande ne change pas de cap !! En a ...
amazonia, le 18 mai à 12:54
la critique : RECIPROCITE ? UMPS ? les humoristes plus mous ! comme notre capt'ain de ...
amazonia, le 18 mai à 09:55
vous dite = LA FRANCE en récession? des emprunts pour qui? Distribution de millions au Mali ...
amazonia, le 17 mai à 19:56
la guerre du mensonge aussi le poid des mots et choc des photos! PSG tour eiffel =qatar l'image ...
nellyolson, le 12 mai à 10:07
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HeyBaal, le 26 jui à 17:29
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pasloi, le 3 mai à 21:48
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Bluesun, le 26 jui à 17:21
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rafale, le 25 jui à 23:39
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