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Pedros reprend son envol

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Joueur à la carrière mouvementée, Reynald Pedros se confie dans une autographie sans amertume. Du FC Nantes aux Bleus en passant par Ancelotti et Domenech, celui qui occupe désormais le banc de touche de Saint-Pryvé (CFA 2) n'élude rien de son itinéraire atypique dans « Complexe du Canari ».

Reynald Pedros a plané lors de ses belles années au FC Nantes
Reynald Pedros a plané lors de ses belles années au FC Nantes AFP/Franck Perry

Sa passion pour le ballon rond est forcément restée intacte. A la lecture du « Complexe du Canari » (éditions Idoines), écrit en collaboration avec Fabien Burlinchon, c'est encore ce goût pour le football qui transpire chez Reynald Pedros malgré les affres d'une carrière tumultueuse. Neuf ans après la fin de sa carrière et un mois après la tenue de son jubilé, Reynald Pedros se livre pour « laisser une trace de son parcours », entamé « à l'âge de 15 ans » rappelle-t-il d'entrée de jeu. A ses détracteurs comme à ses supporters, le natif d'Orléans promet « le témoignage le plus sincère et le plus authentique possible. » Soit 192 pages de confidences sans ambages.

Barcelone, rêve écarté

Dès les premiers instants, Pedros évoque l'une des frustrations majeures de sa carrière. En 1996, le grand FC Barcelone s'intéresse à lui et songe très fortement à s'attacher ses services. Tiraillé entre une épouse inquiète du changement de vie et le rêve de rallier l'une des plus grosses écuries européennes. « Laisser passer le club de sa vie n'est pas chose aisée sur le moment mais c'est encore plus douloureux par la suite », assène-t-il comme on souffre d'une plaie pas tout à fait pansée. Et à défaut de rejoindre Laurent Blanc et les autres figures catalanes, Pedros se rabat sur l'Olympique de Marseille, à peine remis du scandale VA-OM trois ans plus tôt. Le mirage du Vélodrome n'est pas encore entamé...

Du cocon nantais à la confirmation

Mais avant de porter son choix sur le club phocéen, Pedros s'est forgé une solide réputation d'ailier gauche du côté de Nantes. Le cancre a appris, depuis ses 13 ans, les rudiments de ce sport si exigeant et a toujours privilégié le football aux devoirs. Le choix du centre de formation, lui, n'a souffert d'aucune contestation. Le FCN a d'emblée eu les faveurs de Pedros, qui est en revanche tombé des nues en allant rendre visite au concurrent auxerrois quelques mois auparavant. Un petit problème au coeur et l'écrémage dont est victime son frêre aîné ne l'ont guère abattu. Bien au contraire. Sous la houlette de Jean-Claude Suaudeau, « cet adepte du beau jeu qui a toujours inéluctablement raison », le nouveau Canari est prêt à voler de ses propres ailes jusqu'au titre de 1995. En endossant le maillot jaune et vert, Pedros ne tarde d'ailleurs pas à révéler sa vraie nature, tournée vers le collectif. « Sur un terrain, je pense en priorité à mes coéquipiers. Pour moi, réussir une passe décisive est le bonheur total », analyse celui qui s'apprête à terminer deux fois meilleur passeur du Championnat.

Domenech, la Bulgarie et les bleus à l'âme

Entre-temps, l'équipe de France est aussi passée par là. Les bonnes performances sur la pelouse de la Beaujoire ont été payantes : Pedros débarque sous la tunique tricolore dès 1993. En sélection, il côtoie Eric Cantona, David Ginola ou encore Jean-Pierre Papin et ne compte « pas s'octroyer un statut indu. » En ces périodes troubles en équipe de France, cette maxime prend tout son sens face aux « indisciplinés » de la première heure. Le dernier venu sous l'ère Gérard Houllier, sagement en retrait, ne subit pas de plein fouet le chaos total au terme d'un France-Bulgarie de novembre 1993 encore dans toutes les mémoires. « C'est quelque chose d'anecdotique, d'inhérent à la vie d'un footballeur », explique Pedros qui n'a pas perdu beaucoup de plumes dans l'affaire, contrairement à Ginola.

Résultat : c'est le Championnat d'Europe espoirs en France faute d'avoir validé son ticket pour les Etats-Unis. Si le parcours jusqu'aux demi-finales est convaincant, évoluer sous les ordres d'un certain Raymond Domenech se révèle une tâche beaucoup plus ardue. Sans réelle surprise, Pedros brosse à grands traits le portrait de « ce formidable acteur aux multiples facettes » n'ayant pas encore livré toute la richesse de son jeu. Comme une bande-annonce aux évènements de 2006...

Une trajectoire fracassée

Comme un signe, Pedros peine à retrouver les premiers rôles depuis son départ de la Jonelière, en 1995. Marseille, Parme, Naples, Lyon ou encore Montpellier et Toulouse ne lui apportent que de fugaces satisfactions, bien loin des belles heures vécues aux côtés de Patrice Loko et Nicolas Ouédec. Entre blessures, tensions présumées avec ses coéquipiers et mises à l'écart, l'ancien Canari voit ses rêves de grand avenir tués dans l'oeuf. Après avoir vécu « un calvaire » en Chine, le chômage fait irruption l'espace de vingt-deux longs mois jusqu'en 2004. « J'ai eu tendance à me faire arnaquer. Une décennie après mes premiers pas à Nantes et en équipe de France, me voilà au creux de la vague. Le football a clairement perdu de son charme », lâche-t-il sans concession.

Même la transition en CFA2, à Imphy-Decize (Nièvre), ne se fait pas sans douleur. Une nouvelle fois, il est suspecté d'être à l'origine de la fronde dans le vestiaire pour obtenir la tête de l'entraîneur. « Tu as trop de personnalité » sonne toujours comme un refrain cinglant aux oreilles de Pedros. Son aura et son charisme n'attendent plus qu'une proposition pour prendre la relève de son ancien mentor, Coco Suaudeau. Elle arrive en 2009 « comme une cerise sur le gâteau » afin de transmettre une passion toujours présente. Et même en CFA2, « le plus dur commence. » Un second envol pour expier tous les complexes...

Par Mikaël Torz

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Réactions à cet article2 commentaires

  • Par MICKAELSAYADA, le 12 jui à 14:43

    MICKAELSAYADA
    une étoille fillante

    C'est un peu sa Reynald Pedros une étoille qui n'a pas assez brillé ,un parcours accidenté .



    - Signaler un abus  
  • Par Charles Stone, le 14 jui à 00:31

    Charles Stone
    Reynald Pedros

    Reynald Pedros a été un trsè bon joueur. On a pas toujours de bonnes trajectoires. Mais, l'itinéraire de ce grand joueur a été malheureusement disant-le tumultueux. Sa carriere entamée dès son plus jeune age 15 ans, l'a amenée jusqu'au sommet c'est à dire l'équipe de France. Il lui reste de faire une autre carriere celle d'entraineur pourquoi pas ! C'est une revanche sur la vie ...



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