
Reportage - Les Chirurgiens de l’espoir
M6, à 20 h 50
Ingrid Bernard, (propos recueilli par), le lundi 28 janvier 2008 à 04:00
FRANCESOIR. Comment avez-vous eu l’idée de réaliser une série documentaire sur les Chirurgiens de l’espoir ?
GILLES DE MAISTRE. Après l’expérience L’Hôpital des enfants en 2006, M6 m’avait précisé qu’elle souhaitait réaliser un autre feuilleton de ce type. J’ai voulu partir dans une autre direction : la chirurgie esthétique. Elle devient un véritable phénomène de société, moins tabou et accessible pour tous. Je voulais montrer que la chirurgie esthétique et la chirurgie réparatrice, qui apparaissent comme deux mondes séparés, ne sont pas si distincts l’un de l’autre…
En quoi peut-on rapprocher la chirurgie esthétique de la chirurgie réparatrice ?
C’est vrai qu’il y a un grand écart entre ces deux disciplines, mais en parallèle les chirurgiens ont le même respect pour les douleurs de leurs patients. Ils souffrent toujours d’un mal-être. Le rôle des chirurgiens est de venir à bout de ces maux.
Comment s’est déroulé le tournage ?
Le feuilleton s’étale sur plus d’un an. Nos « chirurgiens de l’espoir » sont tous des plasticiens, certains ne pratiquent que la chirurgie esthétique, d’autres seulement la chirurgie réparatrice, d’autres encore pratiquent les deux à la fois. On a choisi quelques médecins en province, d’autres à Paris et un au Maroc. C’est vrai que la plupart sont sur Paris, mais c’est parce que nous n’avions pas le droit de faire de promotion pour une clinique ou un chirurgien. On a fait comme si Paris était en lui-même une grande clinique…
Qu’est-ce qui vous a le plus marqué au contact des chirurgiens ?
Le fait qu’ils puissent passer d’une plastique lourde à une pratique plus légère avec une extrême facilité.
Pourquoi les patients se tournent-ils de plus en plus vers des pays comme le Maroc ?
Parce que c’est beaucoup moins cher. Les pratiques ne sont pas vraiment différentes là-bas, parce que la plupart des chirurgiens ont été formés en France. Mais les Russes, eux, viennent se faire soigner en France, parce qu’ils considèrent que les prix sont beaucoup moins élevés ici.
Qu’est-ce qui vous plaît dans le principe de découper votre sujet en vingt épisodes ?
Cette mécanique m’intéresse beaucoup parce que, à la manière des sitcoms et des séries télévisées telles que Grey’s Anatomy, les téléspectateurs vont avoir affaire à toute une palette d’émotions, du rire aux larmes en passant par le suspense. J’espère qu’en voyant ce découpage les gens vont avoir envie de suivre la série.
Edition France Soir du lundi 28 janvier 2008 n°19706 page 19















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