
Film - Françoise Sagan (France 2, 20 h 50)
Magali Vogel, le mardi 30 septembre 2008 à 04:00
L’excès était son meilleur ennemi. Elle voulait vivre sa vie sans demi-mesure ni temps mort. Buvant toujours plus et tombant parallèlement dans les travers de l’alcool, elle finira sa vie bien tristement. Une fin qui sonne comme un clin d’œil à son premier roman, Bonjour tristesse. Dépensière à outrance, elle ne laissera rien derrière elle sauf des dettes.
Poignant, tel est l’adjectif qui pourrait décrire le film de Diane Kurys sur la vie de Françoise Sagan. France 2 diffuse ce soir à 20 h 50 la version longue de Sagan conçue pour la télévision. Sylvie Testud incarne le célèbre écrivain avec brio, justesse et doigté, ne tombant à aucun instant dans le surjeu.
Une chance éphémère
Pierre Palmade (Jacques Chazot), Jeanne Balibar (Peggy Roche), Arielle Dombasle (Astrid), Margot Abscal (Florence Malraux) entourent Sylvie Testud dans ce casting. L’histoire débute dans les années 50, une époque qui offrira d’ailleurs à la grande dame ses lettres de noblesse. En 1958, elle n’a pas 30 ans que ses premiers ouvrages l'ont rendue riche et célèbre. Toujours entourée de sa bande d’amis, elle mène une vie légère. En août de la même année, elle se rend au casino de Deauville et dépense sans compter. Elle mise tout au jeu de la roulette sur le numéro 8 et gagne 8 millions de francs. Avec son gain, elle achète une villa près de Honfleur. Elle ne sait pas que, quelques années plus tard, elle deviendra la prisonnière de ses lieux…
Souvenirs de tournage
Diane Kurys, réalisatrice, revient sur un tournage intense. « Ça n’a pas été facile, car nous devions changer de lieux tous les jours. C’est compliqué de raconter une histoire qui court sur plusieurs époques. Nous avons beaucoup travaillé en amont. Sylvie Testud a parfaitement incarné Françoise Sagan. Elle n’a eu aucune difficulté à se glisser dans la peau de son personnage. Cette force la rendait élégante. Elle a beaucoup regardé les images d’archives pour s’imprégner de sa personnalité. Dans ce film, j’ai mis la barre très haut, que ce soit au niveau du casting, des décors comme des costumes. Pour ma part, je me suis renseignée auprès de son entourage, j’ai parlé à son fils et à Florence Malraux. »
Difficile de retranscire la vie tumultueuse de Sagan sur grand écran. Diane Kurys explique qu’elle s’est vue obligée de faire des choix. « J’ai décidé de ne pas raconter l’enfance de Françoise Sagan, ni ce qu’elle a fait au théâtre. J’ai été obligée de délaisser quelques aspects de sa vie. J’ai décidé de me pencher sur les choses incontournables de son existence. »
Edition France Soir du mardi 30 septembre 2008 n°19915 page 28




Cliquez pour agrandir












aucun commentaire
Les commentaires sur cet article sont maintenant fermés.